J’ai toujours N choses à faire…

Je ne sais pas comment je peux apparaître au monde, mais pour moi-même, il me semble que j’ai seulement joué comme un enfant sur la grève, trouvant par chance, un plus beau coquillage, ou un galet plus lisse, alors que le grand océan de la vérité demeure encore inconnu devant moi. (Newton)

J’ai toujours « N » choses à faire, alors avant d’en commencer une énième… Je suis en état d’hébétude devant l’ordi, en proie à une humeur à dire n’importe quoi entre deux tâches rébarbatives (appeler Darty pour un problème d’antenne et faire ma compta qui de toutes les façons n’est détestablement pas en solde créditeur !)
Et mon humeur ce matin (mon humour à une lettre près…) m’a donné envie de rebondir sur les deux derniers posts que j’ai mis sur Facebook – l’un concernant les ventes de disque – triste réalité, et l’autre dénonçant la mainmise des grosses productions sur les festivals, petits arrangements entre amis.

Commençons par ce petit rappel d’un blogger sur la situation des ventes de disques en 2011

« Un chapelet de bides comme il est rare. Jugez : Amel Bent, 10.000 ex pour son album Délit mineur ; Luce, 15.000 ex pour Première Phalange ; Christophe Willem, 34 000 ex pour Prismophonic ; Julien Doré, 60 000 ex pour Bichon ; Sinclair, 3189 ex pour son disque éponyme ; André Manoukian, 50 ex pour Melanchology. Lulu Gainsbourg, partout dans les médias et, au final, un bide. Il est loin d’être le seul. On continue ? Stanislas, Top Hat : 401 ex ; Aurélie Cabrel, Oserais-je ? : 1.000 ex ; Lorie, Regarde-moi : moins de 5.000 ex ; Anggun, Echos : 6.180 ex ; Dave, Blue-Eyed Soul : 10.000 ex ; Lulu Gainsbourg, From Gainsbourg to Lulu : 12.000 ex ; Elisa Tovati, Le syndrome de Peter Pan : 13.112 ex ; Axelle Red, Un coeur comme le mien : 13.801 ex ; Joeystarr, Egomaniac : 19.131 ex ; Maurane, Fais-moi une fleur : 20.000 ex ; Corneille, Les inséparables : 21.000 ex ; Hélène Ségara, Parmi la foule : 22.500 ex ; Claire Keim, Où il pleuvra : 23.000 ex. Oh ! le disque dort ?
Ces chiffres semblent définitifs car le bizness ne mégote pas : quand ça ne se vend pas, on retire des rayons, on pilonne (…) »
Lire la suite et les commentaires (certains très instructifs)

Intéressant et décomplexant… cet article !!!
N’ayant rien à voir avec la liste des « bides » exprimés ci-dessus tout simplement parce-que je ne suis pas signée dans un label, et qu’il s’agit d’une auto-production que je mène envers et contre toute tempête, voici très modestement mes propres chiffres de ventes :

2005 : DERMAPHRODITE, un peu plus de 2000 ventes
2009 : B-SIDE LIFE, autour de 800 ventes
2011 : STILL GROUNDS FOR LOVE, pour l’instant environ 600 – dont près de 200 en concert ou vente sur mon propre shop web + I-Tunes environ 150 titres téléchargés

Qu’en penser ?? Moi, bof, rien de particulier, je ne peux pas dire que je subis la situation, je n’ai pas le temps de subir, je vous l’ai dit plus haut, j’ai toujours « N » choses à faire… et puis le destin individuel d’une particule humaine dans la magistrale organisation de la vie au regard du milliard d’années terrestres et des quasi sept milliards d’êtres humains sur la planète, c’est clair.. on n’est pas responsable de grand’chose.
Je n’en tire ni joie ni douleur… C’est juste factuel et il vaut mieux que ce soit ainsi, car la musique est une douce lubie qui n’a jamais pu obéir aux règles d’un marché. Et prions pour qu’il en soit ainsi toujours.
Ensuite, il faut juste s’adapter et trouver à manger ailleurs, pour ne garder la musique qu’au rayon des grands desseins émotionnels qui ne se maîtrisent jamais.
On dirait bien que je suis en verve… même pas, je suis en mode pensée automatique!

A entendre tout le monde, on est dans la merde. OK… J’ai entendu dire que cela a commencé avec l’invention du TOP 50 des meilleures ventes de 45 tours. A l’époque chez les labels, c’était simple, on prenait des auteurs, des compositeurs, des interprètes et tout ceci était parfaitement maîtrisé par les majors et les éditeurs phonographiques. Il fallait trouver des belles voix, des bêle voix (me souviens plus de l’orthographe exacte), faire vivre les auteurs, les compositeurs SACEM et faire travailler la petite poignée d’arrangeurs en odeur chez les éditeurs !

Oui, mais cette poudre aux yeux, cela ne marche pas sur la distance, on (eux, ceux des majors) ne vend plus des centaines de milliers de disques – on ferme les points de vente un à un (foutu métier de disquaire qui a découragé plus d’un indépendant – je sais, ma grand-mère était disquaire à Valence dans la Drôme, et j’adorais aller en vacances chez elle pour écouter toutes les nouveautés et les imports anglo-saxons, tiens donc !).
D’un autre côté (nous, eux, lui, toi) toi, tu n’écoutes plus trop la radio, et si tu l’écoutes, tu es agressé par le matraquage des play-listes des majors (attention, monsieur le directeur de la radio, sinon, tu perds mon budget pub…).
Savent-ils au moins que nous (eux, lui, toi) avons pris l’habitude de découvrir de nouveaux artistes quasi-quotidiennement, que nous allons sur toutes les plateformes digitales pour nous faire dérouter par des arrangements audacieux et former en continu nos oreilles, et rencontrer des artistes authentiques, qui respirent leur musique…

Alors, comment faire pour ré-équilibrer l’offre et la demande ?
Débat digne du perchoir !

Il y a bien des tentatives pour trouver des nouvelles filières…
la dernière qui voit le jour le 12 janvier 2012 (tiens ! le même jour que le lancement de Free mobile !!) c’est Hub Byz
« on va vous demander des chansons, des premières parties, des chanteurs vont vous proposer des trucs… » Je ne demande qu’à voir, mais je fiche déjà mon billet que ce sera des artistes émergents fraichement signés par des labels qui vont être choisis. Bon, pas de mauvais esprit, suivons leur actu !!

Je passe à l’autre post sur les Gros Producteurs, les Gros Artistes et les Festivals. Dans mes lectures en diagonale, je vais souvent voir ce blog «nos enchanteurs »

Il semble que la manne financière attribuée aux diffuseurs de spectacle via les diverses subventions culturelles, soit prise en otage entre les mains de quelques uns.

Dommage, car à terme, c’est la mort des Festivals… Et puis, cela barre la route irrémédiablement à tous les artistes, très souvent auteurs-compositeurs interprètes qui ont monté des groupes de scène jouissifs, mais qui n’existent que dans les couloirs des pavillons d’oreille des passionnés de musique, ces derniers n’hésitant à pas à sacrifier leur temps de sommeil, (leur temps de travail ? aie, terrain miné !) pour aller fureter un peu partout sur le net à la recherche de musiques explosives ou de musiques-baume émergeant du magma artistique underground !

Le parcours du combattant, je le connais, je le fais depuis des années…
Mais ma petite entreprise n’est pas au cœur de cette question. Donc, on se donne rendez-vous dans un an, pour voir si quelque chose a bougé !

Conclusion à la Hussarde ! avec un petit florilège des N:

Naissance : ne nait pas dans son monde qui veut, il faut souvent du temps et une forme d’instinct très primaire pour arriver au point exact où l’on devrait être né
Nantie : ou anéantie .. peut-être un jour !
Nageuse : de naissance – astralement poissons
Narcisse : attention, danger
Narine : pour la brise marine
National : Grand National de préférence… je sais pas vous, mais moi j’adore
Naufragé : je vois bien des labels qui construisent leurs radeaux
Nauséabond : ah bon !! de quoi parle-t-on !! rayé de la liste ..
Navet : celui qui ne fait pas venir de monde parce-qu’il n’est pas connu, ou celui qui l’est et qui se prend des vestes ?
Navire : quand la nave va, tout va
Navrant : voir plus haut narcisse
Neige : j’ai les boules
Net : par l’inter…
Neutralité : bienveillante ai-je coutume de m’appliquer
Nécrologie : argh… on le raye aussi
Négociable : on reprend tout à zéro, c’est cà ?
Nenni : quoi, on ne peut rien y faire !!
Néophyte : penser à rapprocher de mot de novice, naïf, nigaud, niais, ..
Népotisme : la faiblesses des gens en place d’avancer leurs favoris. Que diantre !!
Ni foi ni loi : c’est bien ce que je disais..
Niche : il faut trouver des niches.. oui, mais si on n’aboie pas.. cela ne sert à rien
Nicodème : tu es simple et borné, tu es niais, donc tu es populaire
Nique : et pique.. n’y a pas que les rappeurs et pas leurs mères
Nitouche : n’y touche pas..
Nivellement : non çà suffit
Nocturne : et accessoirement noctambule
Nombreux : venez.. selon l’expression consacrée: http://www.watineprod.com/home/concert/
Nombrilisme : vient du nombre de regards que l’on porte sur soi
Noël : trop tard !
Nommément : le contraire d’anonyme
Non conformiste nonobstant : méfiez vous des fleuves tranquilles
Nonchalance : et élégance sont 2 mots qui vont très bien ensemble, très bien ensemble..
Notamment : notamment..
Note : spontanément je réponds musique, j’ai bon ?
Notoriété : connais pas la crise !
Nouilles : Soit ! on est des nouilles, et dans ce cas, on mérite d’en manger toute sa vie
Nourrir : faux espoirs
Nous : c’est-à-dire tous les autres et dieu sait qu’il y en a
Nouveauté : il serait temps
Novice : dans l’art de dénoncer les magouilles
Nuance : j’en mettrais bien sûr..
et enfin pour la fin, je vous garde le plus beau :
Nyctalopie : maladie des yeux qui fait qu’on n’y voit pas si bien le jour que la nuit.. et donc ? en conclusion, sortez le soir pour aller aux petits concerts .. venez saluer les fantassins et les porte-drapeaux de la musique indé.

Ce n’est pas le paysage qui est petit, c’est la fenêtre par laquelle on le regarde.. (proverbe tibétain)

2 comments to J’ai toujours « N » choses à faire…

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