Echappée belle en Rhône Alpes

Nous sommes 4 dans le RAV 4 Toyota avec pour compagnie: le violoncelle, les 3 guitares, la basse, la batterie + tous les pieds et le tabouret, le trombone, la trompette, les pieds de micro et les micros, + 2 raks avec les alims, câbles, petites percus, accordeur, slide + l’ ampli basse modèle réduit et notre petit ampli VOX pour la guitare.
On laisse à la maison le clavier, le gros ampli basse, et on espère que la sono sera bonne car on n’a pas pris le système de diffusion (qui appartient à Arnaud).
Et donc vous comprendrez pourquoi j’ai fini par me résoudre à acheter une galerie pour mettre sur le toit de la voiture.

Rendez-vous le dimanche matin avec Arnaud et son Kangoo. Changement de voiture dans le parking. On charge et on prend Gonzague et Mathias au métro Pont de St Cloud, pour récupérer la bretelle de l’A86 qui nous mettra sur l’autoroute du Sud.
A l’arrière, Mathias et Gonzague sont un peu serrés car on a rabattu 1/3 de banquette, mais ils sont aussi longilignes l’un que l’autre.. Juste un peu les genoux qui frottent le dos de nos sièges. Désolée les gars !
Un arrêt vers 15h, ce ne sera pas des “triangles” mais des paninis (tous les musiciens en tournée connaissent l’expression “trianguler”, ce sont ces sandwiches au pain de mie coupés en triangle qui ont envahi toutes les superettes des autoroutes).

Je laisse le volant à Arnaud qui nous emmènera jusqu’à Myans, destination finale dans la campagne environnante de Chambéry. Ensuite, yapuka suivre ce que j’ai consigné sur la feuille de route. En face de la mairie, la salle des fêtes, derrière la salle des fêtes un parking, au bout du parking, on tourne à gauche jusqu’à un portail blanc ! Il fait nuit noire, et ni la salle des fêtes qui est un bâtiment lambda, ni le portail ne nous saute pas aux yeux..mais on voit de la lumière ! Youpi !
Lucie Changeur, amie depuis notre premier concert sur Grenoble, nous attend avec un premier dîner préparé avec amour ! Une tartiflette !!!!!!

Cette fois ci elle a trouvé à nous faire loger chez un colonel à la retraite et son épouse qui nous ont proposé la partie haute de leur maison. On est indépendants avec 3 chambres, 2 salles d’eau, et grande salle avec babyfoot, four, frigo, évier, bouilloire, machine à café. Les petits déjeuners vont être cool et les parties de baby aussi !!

Première nuit et nous voici lundi, prêts à en découdre.. On doit s’enquiller 3 nouveaux titres en 3 jours et présenter notre filage le jeudi après-midi.
Bonjour LA SOUTE à Chambéry… On aura tous les jours l’ingé son du lieu, et NADJ nous fera un coaching incroyable (direction artistique) !
Chère NADJ, rencontrée aux sessions d’Astaffort dans les années avant 2000, et depuis toujours amies. C’est une artiste que j’aime et que je respecte énormément.
Elle sait nous insuffler une énergie de feu et cela se sent tout au long de l’élaboration des titres. Subrepticement, elle monte sur la scène et monte le pautard de l’ampli basse.. Mathias en reste bouche bée ! Arnaud nous époustoufle avec sa pédale d’harmonisation ! En 3 jours, il aura maîtrisé un nouvel instrument, la flûte traversière et monté un titre en harmonisant sa partie ! Gonzague s’anime à la batterie, Il explose, c’est génial !
Quant à moi, je dois jouer du piano en rythme, ce n’est pas toujours facile quand on chante en même temps !! C’est ça la vie, un éternel apprentissage…

Les journées passent trop vite, et les nuits aussi…
Il fait un temps superbe mais nous n’en profiterons qu’à l’heure de la pause. Une aubaine, nous rencontrons dans le parc 3 femmes extraordinaires qui font de la restauration bio et diététique à la roulotte… Tout ce que j’aime ! Mais on n’en profitera que 2 jours.

Jeudi est déjà là, quelques pros et des amis de la région viennent au filage à 15h. On joue notre set travaillé en résidence au Blanc mesnil ainsi que les 3 nouveaux titres. On est content !!

Dernière soirée savoyarde avec une fondue géante, suivie de quelques génépi avec Bruno notre tourneur… Pour une fois, c’est moi qui prend le volant pour rentrer chez le colonel !

Déjà vendredi… On défait les lits comme à la caserne, les draps par terre, et les couvertures pliées au bas du lit.. Les sacs sont prêts, dernier tour de contrôle dans les salles de bain.. Tout est OK, on peut partir après avoir dit au-revoir à nos hôtes.

Nous avons 1/2h de rab avant de partir sur Lyon, c’est l’heure de déjeuner et on redescend sur Chambéry ! Un plat de pâtes dans une pizzeria proche du centre, et en route pour voir le château des Ducs de Savoie. Arrêt obligatoire à la fontaine des Elephants… Hannibal , vieux souvenir scolaire…
Mais un éléphant, çà trompe énormément !! Alors, allez savoir pourquoi, sur la route du château, je me mets à l’arrêt devant une boutique de perruques ! Cela fait des années que je cherche un peu de temps pour aller essayer des perruques. Et là, petit salon de province, une pièce réservée aux essayages, glace dorée, grand fauteuil confortable et une vendeuse hors pair qui m’ a fait essayer je ne sais combien de coiffes, rousses, chatain, platine, court, long, ébouriffé, sage… Bref, le boy’s band à qui j’avais épargné cet arrêt, me rejoint au retour … Que croyez vous qu’il advint, on est reparti avec une, non.. Deux perruques..

Et nous voilà partis pour Lyon, maître GPS nous mène le long des quais sans encombres… On joue ce soir au Boulevardier, dans un quartier ancien, avec des rues piétonnes et des sens interdits !

Et nous, avec notre Toyota à ras la gueule, il est clair qu’il faut qu’on trouve à se garer au plus près. Dans ces cas-là, il faut aller direct à l’adresse…
Au moment où l’on arrive, une voiture sort de son stationnement, juste devant notre lieu de concert.. On s’y engouffre !! Et devinez quoi, stationnement gratuit !!!! Heureusement qu’on s’était arrêtés aux perruques finalement, sinon, on n’aurait jamais eu cette place…

Et donc, petit concert intime dans le caveau jazz, que des amis, cela se finit par des bières comme souvent ..

On rentre à Paris directement après le concert, après quelques sueurs froides, car le réservoir est vide, et pas facile de trouver une pompe à Lyon, on finit par suivre un automobiliste qui gentiment nous met sur la bonne piste ! Bref, c’est pas le tout, il est 1 heure du matin !!!

On sera à PARIS à 7h30, le temps de décharger la galerie… Car oui, enfin non, la voiture ne rentre pas dans le parking avec la galerie sur le toit !!! A cette heure-là, on n’a même plus envie de râler !

Fin de la tournée !

Encore une histoire de rencontre virtuelle, graphique cette fois-ci !

Je consulte quasi-quotidiennement Facebook à la recherche de nouveaux talents. De l’intelligence, de la sensibilité, être dans l’air du temps, participer aux aventures collectives tout en gardant une forte patte individuelle – voilà ce qui arrête mon œil ou mon oreille…

Sur des pages amies, mon œil s’est justement arrêté il y a plusieurs mois sur le logo de l’association bordelaise INDICIBILIS. J’ai immédiatement cherché qui avait réalisé ce logo car je lui trouvais de la force, de la grâce et un graphisme très intéressant. La signature portait le nom de Karolina Lysiak.

J’avais quelques minutes creuses à ce moment-là et j’ai eu envie d’en savoir plus sur elle ! Me voilà fouinant sur google pour trouver son book ! Et là, absolu coup de cœur pour quelques unes de ses réalisations et surtout, pour le sens immédiat et très résonnant de ses interprétations.
Je l’ai donc contactée sur Facebook, et 1 mois plus tard, elle m’envoyait les premières esquisses dans lesquelles se trouvait la pochette de STILL GROUNDS FOR LOVE , sans aucune hésitation.

Voici les 2 autres épreuves auxquelles vous avez échappées:

L’épreuve n°1 était une sorte de passerelle avec la fillette de l’album précédent B-SIDE Life, intéressant de trouer une barricade pour aller vers la liberté… Mais peut-être travail trop photographique, par rapport au dessin trait que je souhaitais.

L’épreuve n° 2 était charmante, mais trop illustrative et pas assez de sens…

L’épreuve n°3 était la bonne, la meilleure direction, la seule envisageable d’ailleurs pour illustrer le propos de STILL GROUNDS FOR LOVE. Selon l’expression consacrée, je n’ai pas besoin de vous faire un dessin !!! Coup de foudre immédiat partagé par toutes celles et ceux qui ont pu voir le visuel de l’album depuis.

http://karolina.ultra-book.com/
N’hésitez pas à vous balader sur son book.

Mais ce n’est pas tout ! Facebook est un trésor, je vous dis !!

Dans le livret du digipack, nous avons inclus des peintures de mon amie Alexandra ELDRIDGE, qui habite à SANTA FE (Nouveau Mexique/USA) à qui j’ai demandé si je pouvais lui emprunter quelques unes de ses belles divagations, pour les héberger sur le livret.
Alexandra est aussi une rencontre Facebook. Son travail me touche, il y a de la délicatesse, une grande féminité, et un grand espace de rêve dans son travail. Faites-y un tour ! http://www.alexandraeldridge.com/
Ses “paintings” et ses “works on paper” sont juste sublimes !

Enfin, les textes des chansons sont sur le livret, pour qui voudrait les chanter avec moi, lors d’un concert ! J’ai eu ce plaisir immense de voir quelqu’un connaître par cœur l’une de mes chansons. C’était à ALBI, au Jour de Fête, elle se prénomme Marie !! Et oui, cela n’arrive pas qu’aux “grands” autres !

Le digipack de STILL GROUNDS FOR LOVE mérite votre discothèque, à n’en pas douter !! Ce n’est pas complètement un “joke”, ni même un “joker”…

Il sera disponible à partir de la semaine prochaine

MES LONGS COURRIERS

Comme certains le savent, j’ai tout un passé de voyages avec mon premier métier, celui de rédactrice dûment appointée de guides touristiques, qui m’ a assez rapidement conduit vers mon deuxième métier: accompagnatrice de voyages et chargée du développement d’une agence incentive (organisation de voyages pour sociétés, dans le cadre de stimulation d’équipes de vente, ou de séminaires, de conventions, etc…).
Ce n’était pas des métiers de bouche, mais des métiers alimentaires tout de même ! En attendant de pouvoir me consacrer à la musique pleinement.

Il y a 2 décennies, j’étais encore et toujours par monts et par vaux, organisant des voyages pour des sociétés ou les accompagnant ! A cette époque bénie, je n’avais peur de rien et même pour tout dire, j’étais quelques fois un peu “borderline” ou en tous les cas “aventureuse et prête à toutes les expériences (je ne regrette rien, bien au contraire !!).

Lors d’un voyage dans les îles Caraïbes, nous avions fait une escale en HaÏti et à Saint Domingue (la même île pour ceux qui sont un peu fâchés avec la géographie !).

Sur la photo à gauche, la Madone derrière moi est une peinture sur bois rapportée d’HAÏTI. Après un passage au marché de Port au Prince, où l’étalage de peintures naÏves côtoyaient allègrement les bassines en plastique de couleur et les épices locales, j’avais éprouvé le besoin d’aller dans une galerie de peinture pour avoir une autre perception de la peinture locale, plus professionnelle.
Je me souviens comme d’hier que j’étais tombée en arrêt devant cette toile, qui était en fait une peinture sur bois. J’ai bien dû rester 2 heures plantée devant, essayant ensuite de négocier son prix de vente tout en évaluant mes chances d’en devenir l’heureuse propriétaire.

Photo prise lors d’un périple au Kenya en petit avion pour repérer des lodges non touristiques. Avec la chaleur et le fait que l’on volait à faible altitude, on était secoués pire que dans une tempête...

Il m’avait fallu ensuite aller dans la banque la plus proche pour pouvoir sortir un paiement en espèces avec ma carte bleue… D’autres se seraient découragés ! Mais je suis tenace !!!! Et donc.. je suis repartie de la Galerie avec la Madone, en me demandant bien évidemment comment j’allais la ramener chez moi, puisque je ne pouvais pas rouler la toile et que vu son format, je ne pouvais pas l’embarquer à bord de mon avion retour…

A Watine, rien n’est impossible, il faut le savoir… (bon, cela reste à vérifier, mais pour l’instant, je ne m’en sors pas trop mal !). Je l’ai confiée à un commissaire de bord d’un paquebot français qui devait faire mer retour sur Marseille après sa campagne de croisières. Il fallait ensuite qu’elle m’arrive à PARIS. Qu’à cela ne tienne, quand j’ai su que le “paquet” était arrivé au port de Marseille, J’ai contacté un ami/client de l’agence où je travaillais, propriétaire d’ une flotte de camions dans le Sud de la France. Il m’a fait profiter d’un groupage 1 mois après.
Total : entre le coup de coeur dans la galerie et l’accrochage chez moi : 5 mois.. Mais cela valait le coup !

La Madone trône maintenant dans ma chambre, c’est dire comme elle m’est devenue familière et indispensable. Je l’ai chargée de plein de significations et j’imagine même qu’elle me protège ! Ne le répétez pas, je pourrais finir sur un divan…

Nouveau clip à venir

Je suis très impatiente de vous dévoiler le merveilleux clip d’animation du titre The Strings Of My Fate tiré de mon nouvel album « Still Grounds For Love » qui sort au mois de Mars.
Ce magnifique clip a été réalisé par le talentueux Thomas Guerigen et produit par CATGANG / BAGHERA / MANUELCAM.

En attendant de vous faire découvrir le film d’animation dans son intégralité voici le pitch et quelques photos:

Le Pitch:
L’univers de Watine est très souvent associé au cinéma de Michel Gondry et de Tim Burton et la musique de Danny Elfman, compositeur attitré de ce dernier.
Le titre The strings of my fate raconte la fatale attraction entre deux êtres qui s’aiment d’une passion incandescente , se séparent, créant le chaos, et se reforment car il ne peut en être autrement dans une grande passion amoureuse.
Pour apporter une cohérence visuelle à la chanson et à son univers musical, il est décidé de créer une marionnette esprit « Grand siècle » dont les fils qui la relient à son manipulateur, vont céder brusquement, lui laissant expérimenter une liberté qui l’enchante au début. La main du marionnettiste la cherche dans la forêt, elle se cache pour l’éviter dans un premier temps, puis accepte de retrouver ses fils (qui symbolisent sa reddition mais en même temps l’espoir d’un futur heureux, et le symbole plus ésotérique du lien retrouvé avec le créateur).

La marionnette a été fabriquée à partir de photos à 360° de l’artiste WATINE, et la ressemblance est étonnante
surtout de profil. Une grosse équipe de production s’est mobilisée autour de ce projet qui s’est tourné dans un grand studio d’animation où l’on a pu créer tout le décor du vidéoclip.

Très bientôt disponible sur vos écrans… Vous reviendrez, n’est-ce pas ?

Des premiers balbutiements à nos jours...

Si je vous dis qu’il faut aller au bout de ses rêves, vous me rétorquerez que c’est une phrase bateau et que, pour des raisons qui ont trait à la simple réalité de la life, les rêves restent souvent des rêves !

Bon, je vais être consensuelle et un peu d’accord avec vous,  car des rêves non aboutis, j’en ai encore plein mes tiroirs !

Mais, ne serait-ce que pour faire naître une étincelle chez certains d’entre vous qui ont un projet enfoui dans un coin de leur tête, je voudrais vous parler de mes 5 dernières années qui à elles seules, m’ont rempli l’âme et l’esprit de liberté, de joie, de souffrance, de doute, d’espoir, .. plus que ne l’ont fait toutes les autres années de ma vie !

Tout cela parce-qu’un jour de 2005, j’ai décidé de tout lâcher, j’avais pourtant un bien beau métier qui me faisait voyager dans le monde entier ! Oui, tout lâcher, pour enfin me consacrer à la musique .

Cela s’est concrétisé par un premier album en 2005 Random Moods. Une pure folie, réunissant la crème des DJ Producers du monde entier.  Vous aurez du son bientôt ici même !

Puis en  2006, j’ai composé et écrit l’album Dermaphrodite confiant la réalisation à Bernard BECKER, aujourd’hui parti s’installer à LOS ANGELES.

Pour ce premier album de songwirting, je n’avais aucune idée de l’accueil du public et encore moins des medias mais lorsque j’ai vu les nombreux retours de presse et les enthousiasmes des fans de la première heure,  j’ai su que j’avais enfin touché mon port. Mon envie d’écrire et de composer n’a cessé depuis ce jour.

En 2009, je fais la rencontre de Nicolas Boscovic à qui je confie la réalisation et les arrangements de l’album B-Side Life. J’avais envie d’objets sonores qui me soient propres, d’acoustique, d’electrique, d’electronique, de fantaisies vocales, de liberté, nommons ce mot, je voulais montrer que je pouvais être diverse, mature et enfantine, rieuse et mélancolique, indépendante et classique à la fois. Des couleurs, des humeurs, des questionnements comme la vie qui coule, s’épanouit, se rompt, s’enflamme…

L’accueil à nouveau passionné des medias, le petit noyau de fans qui s’agrandit, et voilà que je me sens enfin pour de vrai, faire partie de cette grande famille de la musique indé, portée par des centaines de personnes comme vous et moi qui ont la musique ancrée au plus profond de leurs besoins.

Je décide alors, sans trop y réfléchir,  de monter un groupe de scène pour me promener en France et aller à la rencontre de toutes celles et ceux qui me témoignaient tant d’amitié. Nous faisons notre premier concert en février 2009 et à la fin du printemps 2010, je m’aperçois que, mine de rien, nous avons joué à Nice, Marseille, Montpellier, Toulouse, Albi, Bayonne, Nantes, Tours, Grenoble, Annecy, Chambéry, Lille, et Paris.

L’envie de composer me tenaille, et je n’attends plus bien longtemps pour retrouver mon cher Pleyel, instrument de toutes mes compositions. 2011 verra la sortie du nouvel album Still grounds for love ! On s’en parle bientôt !

Common’ my dreams.. you’ve made me crazy but so happy !