NOUVELLE VIDEO: LE COURS DE MA VIE

Avec la sortie de mon 3e album Still Grounds For Love, j’avais appréhendé quelques amis artistes graphistes, vidéastes pour leur demander de choisir le titre qu’ils aimeraient clipper.

Plusieurs chansons de mon album ont pu ainsi être déjà mises en image: « The story of that girl« , « Trying to » et bien sûr « The Strings of my fate« , Lauréat du prix Dailymotion au Festival international des Arts du Clip 2011.

Je suis heureuse de vous présenter aujourd’hui « Le Cours de ma vie« 
Ce film a été réalisé à partir de photos de Marion Lanciaux. Elle s’est spécialisée depuis quelques années sur les formats Polaroids, en achetant des vieux films dès qu’elle peut en trouver… Ses photos sont pleines de poésie, d’onirisme, de questionnements.
J’avais depuis longtemps l’idée de monter un clip à partir de ses polas. L’occasion s’est présentée avec ce titre, et j’ai demandé à Benjamin Sanchez (qui avait déjà réalisé par le passé les clips de “Sing c’est la vie” et “Charabia”, et “Much to be done”) de créer un lien entre les polaroids pré-sélectionnés, qui puisse accompagner le seul titre en français de mon nouvel album.

Sinon, nous travaillons actuellement sur le prochain clip: « Connected Queen »
Ce sera la 2e vidéo officielle de l’album. La réalisation est signée par Thomas Guerigen (Co-production Baghera Films, Catgang), celui-là même qui a dirigé « The Strings of my fate« , et plusieurs titres de mes albums précédents.

Il y aura un carrosse cosmonaute, une planète verte, une connected queen… On l’attend pour début 2012 !

Debriefing d’une semaine dans le 9–3

J’ai passé une semaine dans le 9-3…
Et ce n’était pas du tout un cheval de Troie

Avec Arnaud, Gonzague et Mathias (le groupe WATINE sur scène avec moi) on a résidé une semaine dans le 9-3, précisément sur une “Scène Conventionnée” répondant au joli nom de “Deux pièces cuisine”, sise au Blanc Mesnil.
Objet : Résidence artistique et concert de fin de résidence. Donc, on y a résidé, et boudiou.. Que ce fut grandiose !!

Big stand up à tout l’équipe du lieu, merci Eric, Dimitri, Fabrice, Sidi et les autres.. et un immense merci à ARCADI pour son soutien !

Riche d’enseignements et d’émotions (je commence tranquille !), pendant 4 jours exit la pudeur, les petits arrangements, les “je me cache derrière mon instrument”, il a bien fallu être honnête, savoir pourquoi on était là, pourquoi j’étais là..
L’auteur Catherine Watine avait bien écrit ses textes, la compositrice Catherine Watine, avait mis tout cela en partition, mais l’interprète WATINE où était-elle ?.. Avec le coach, Benjamin, j’ai sauté dans le vide, il m’a demandé de ressentir tout et de lui restituer.. D’habitude, je sais bien faire l’éponge.. Alors, je me suis mouillée la chemise, la peau et les os…Quelquefois, il prêtait son flanc et son épaule pour me servir de punching ball ! tu montes sur la scène, tu as quelque chose à dire, et tu le dis avec simplicité, justesse et émotion … On recommence !
Et bien voyons !!! C’est bien sûr !!! Dramaturgie, grandiloquence justesse du ton, confidence, fragilité, éclat, diva … Pour la voix, les gestes, la posture, les déplacements… Et puis la connivence avec les musiciens, la rencontre avec leurs moments à eux, sur scène, les petits regards chargés d’amitié et d’émotion … Et puis encore et toujours, le coach me demandant de le regarder dans les yeux, et de lui raconter mon histoire en le faisant vibrer. L’anglais me protégeait avant, maintenant il m’oblige à me dépasser – comme dans un film muet, je dois tout traduire par mes gestes, mes non-gestes, mes expressions, mes douceurs, mes colères…
Jour après jour, la semaine a passé très vite, les embouteillages du retour me servaient de zone tampon avant le retour at home !!
Mais je mangeais coaching, je dormais coaching… Et le rhume, ce satané rhume ne décolèrait pas… Oui, il faut dire que j’avais mon clavier à Jardin (?? XIZGFURGS-VBEUGO ceKOAÇÀ !) et que j’étais exactement sous la climatisation !! Le régisseur m’avait super gentiment installé un parasol (assez anachronique sur le plateau) que j’aurais bien gardé pour le concert, mais bon, j’ai bien dû me ranger à l’avis esthétique général.. Il en reste juste la photo témoin:

Le dernier jour samedi, nous avions donc le concert le soir même ! Alors, le coach nous a quitté la veille du concert, sur un magistral “bon, ce dernier filage était moyen… Mais il vaut mieux cela, demain vous risquez d’être bons sur scène”. La tactique du coach !!!
Nous sommes restés 4 orphelins samedi matin, interdits de refaire un filage du concert pour ne pas perdre notre énergie ! Alors, pour caler la lumière,on a fait une allemande (?? XIZGFURGS-VBEUGO ceKOAÇÀ !)
Et puis après, on a fait une italienne (?? XIZGFURGS-VBEUGO ceKOAÇÀ !)
Et puis, on a refait une partie du filage, pour équilibrer les volumes sonores !

Là, je crois qu’un petit glossaire s’impose :
Faire une italienne : dire uniquement le texte, sans intonations ni sentiments ni gestes, mais à plat et vite.
Faire une allemande : la même chose qu’une italienne, mais avec les déplacements sur la scène.
Faire un filage : représentation « rapide » où les places sont prises, où on chante les titres en partie seulement, où l’on se contente d’enchaîner du début à la fin. On n’y met pas l’émotion. On joue en dessous. On peut faire un filage lumière, un filage son…
Jardin : se trouve à gauche lorsqu’on regarde la scène quand on est dans la salle.
Cour : se trouve à droite, par voie de conséquence…
Pour s’en souvenir, super truc : Jesus-Christ.. Jesus est à gauche (ah bon !! Il va voter Hollande alors) donc Jardin-Cour, jardin est à gauche

Post Scriptum :
Cette résidence fut “fuck the sun” (on n’a pas vu le soleil pendant 4 jours, alors qu’il faisait un temps splendide) mais pour une fois, je n’ai pas cherché la brûlure de soleil, nous avions celle de l’âme.. (bon, oui, je sais, c’est un peu too much!!!)

Post Scriptum :
Ah oui, j’ai fait la cantinière aussi…
Jour 1 : Salade de champignons, feta, coriandre, lardons + Crêpes aux 2 fromages
Jour 2 : plat de lentilles corail, oignons, haricots verts et épices + …. Je ne me souviens plus
Jour 3 : Hachis parmentier de canard, yes !!
Jour 4 : l’inévitabe tournée de pizza(s)
Jour 5 : Tajine d’agneau aux pruneaux servi sur son riz parfumé
Et les croissants le matin !
On était très bien dans la cafet du Deux pièces cuisine !!

Post Scriptum :
Grosse Caisse TV (web TV) a fait la captation video du concert à 3 caméras.. Alors, on se revoit bientôt !!

En attendant, voici une petit florilège filmé par Eric Paris, du Deux Pièces cuisine:

Watine au Deux Pièces Cuisine par 2pc

Dernier post Scriptum :
Chris Martin est venu m’encourager backstage le dernier soir.

Vrai ou faux ?
 
 
 
 
 
 
Et rappel des dates de concert jusqu’à la fin de l’année (voir le post précédent!)

CHAMBERY, 27 octobre
LYON, 28 octobre
LIVERNON, 2 décembre
BAYONNE, 3 décembre
TOULOUSE, 8 décembre
ALBI, 9 décembre
GRAULHET, 10 décembre
 
 

Mini-tournée Automne/Hiver 2011

Le groupe WATINE repart sur la route pour quelques dates ! Nous avons peaufiné un tout nouveau set, en apportant des arrangements notamment au niveau des lumières et de la scénographie. On espère vous croiser !

VIDEO: “TRYING TO“ Versus le “BOLERO” de RAVEL

Dans la vie, il y a des choses qui vous marquent.

J’ai toujours clamé haut et fort, outre BACH, mon attachement à RAVEL, FAURE, SATIE… La french touch avant l’heure !!
Le “BOLERO” de RAVEL est l’une des œuvres qui a été portée à la connaissance du plus grand nombre, grâce au film “Les uns et les autres” de Claude Lelouch. Qui n’a pas gardé en tête ce mouvement de valse répétitif à l’harmonie et au tempo uniforme qui se construit dans un long crescendo très progressif – le tout en Do majeur sans aucune modulation si ce n’est à la fin, une courte modulation en mi majeur.
Avec cette œuvre, c’est la naissance de la musique répétitive qui ouvrit la porte plus tard à Steve Reich ou Philip Glass (avec pour corollaire une grande influence sur la musique électronique, notons-le au passage !)

Bon, me direz-vous !!
Et bien j’y arrive… Patience !!

Je venais de ré-écouter une énième fois, ce Boléro, casque aux oreilles et doigts de pied en éventail, mais proche des pédales du piano !
Et j’eus l’idée de composer une valse lente qui suivrait le même tempo que le Boléro (à peu de choses près), avec un son plaintif comme le Boléro.
Ainsi naquit sur mon PLEYEL, le titre “TRYING TO” qui fait partie de mon dernier album STILL GROUNDS FOR LOVE.

Peu de temps après, je me remémorais le film de LELOUCH où ce Boléro est admirablement porté par la chorégraphie de Maurice Béjart – dansé par Jorge Donn, soliste dans la compagnie des Ballets de Béjart lorsqu’il le dansa pour la première fois en 1979. Dans le film, il incarnait un personnage inspiré par Rudolf Noureev !
Fébrilement je me mis à chercher sur YOUTUBE des captations du ballet car j’avais envie de retrouver la grâce du mouvement du danseur en osmose avec la valse du BOLERO.
Prise par mes petites folies passagères, je mis le titre “TRYING TO” dans les enceintes, pendant que je regardais les images… Cela collait tellement bien que me vint l’idée d’un videoclip avec une chorégraphie “remix” en quelque sorte !!
Impossible de prendre les images à mon compte bien sûr, alors j’ai commencé à chercher un enseignant chorégraphe qui accepterait de réunir ses élèves pour que l’on puisse monter un ballet sur “mon” titre et le filmer ensuite ! Deux contacts furent pris, le premier avec une danseuse chorégraphe asiatique qui finalement ne donna pas suite, le deuxième avec un chorégraphe de Biarritz, assez chaud pour suivre le projet.. Mais là, c’est moi qui n’ait pas suivi, car le calendrier, les distances, les repetitions probables, les finances pas au rendez-vous… Un de mes nombreux rêves non assouvis..
J’en parlais alors à mon ami Arnaud JAMIN connu pour ses œuvres musicales et videographiques sous le nom de PIEL. Il fut séduit par cette idée de la danse.. Et voici aujourd’hui le videoclip de “TRYING TO”

Tribute To September 11 Attacks

[English Version below]

Je me souviendrais toujours du moment où j’ai reçu l’information sur l’attentat sur les Tours Jumelles.. J’étais en voiture, écoutant France Inter comme à l’habitude! L’incrédulité tout d’abord, puis un malaise réel avec un sentiment d’insécurité totale. Je me souviens également d’avoir perdu confiance dans nos systèmes politiques. Mais au-delà de çà, une incompréhension totale de la potentialité des êtres humains à semer la terreur pour la terreur. Nous les femmes, nous portons en nous la capacité de donner la vie, et cela nous confère une forme d’immunité à la guerre sous toutes ses formes, ce qui ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous engager dans des combats qui nous paraissent juste ! Je pensais à ces femmes dans les avions qui avaient tenté de contacter leurs familles.

J’étais si triste qu’à mon retour au studio, j’ai voulu écrire quelques mots et les mettre en musique.. C’était un acte très personnel et intime, et je n’ai pas cherché à en faire un instrument de promotion de ma musique. Je l’ai juste inclus quelques années plus tard, dans l’album B-SIDE Life (2009) “la vie d’â côté, ce qui sous-tend l’espace de mortalité aussi”.

Je me suis mise dans la tête de l’une de ces femmes qui avait réussi à avoir quelqu’un de très proche en ligne, et me suis demandée ce que j’aurais pu dire au téléphone, mentir sur la gravité pour ne pas inquiéter mes proches, prier, et refuser de toutes mes forces de mourir, mais .. C’est indicible… Passer de vie à trépas sans y être préparé…
Et sans pouvoir serrer ceux que l’on aime dans ses bras !
Alors, j’ai appelé l’esprit de cette femme, une très longue introduction où je fais résonner toutes les pièces du piano, les bois, les pédales, les cordes métalliques… Comme pour montrer que un objet nature morte, est en fait rempli de résonance, et que l’on peut sans doute imaginer que les êtres disparus ont aussi des signes permanents vers nous. Après cette longue introduction, le piano chante et la voix se pose !!

Aujourd’hui, 10 ans se sont écoulés, le traumatisme est encore là.

I’ll never forget the day when I heard on the radio the september 11 attacks and both towers collapsed within two hours ! Some passengers were able to make phone calls using the cabin airphone service and mobile phones and provided details that there were several hijackers aboard each plane. I needed to do something … On the same day, I composed that song…

Dedication (September 11 Tribute) by WATINE

You and me for ever
Driving the stars sparkling in the blue night
At the end of the day
Eleven of september
Somewhere in the sky
Where people give the last kiss
The last call

Hard to say
Hard to lie
Hard to pray
Hard to die
Happy days are gone for ever

You and me for ever
In the night
In the light
You and me for ever

Et voici ma traduction libre :
Toi et moi pour l’éternité
Nous voyagerons maintenant dans les étoiles
A la fin de ce jour du 11 septembre, quelque part dans le ciel
Des gens on voulu passer leur dernier appel téléphonique, envoyer leurs derniers baisers
Mais..
Difficile de dire, difficile de mentir, difficile de prier, difficile de mourir
Les jours heureux sont partis à jamais.
Toi et moi pour l’éternité
Nous voyagerons maintenant dans la nuit et dans la lumière.

L’artiste videaste PIEL m’a fait le plaisir de cliper cette chanson.

Report: Festival Des Arts Du Clip 2011 - Prix Dailymotion

Nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port

1061 votes ont suffi, laissant loin derrière « Je ne suis qu’un con » (ce n’est pas moi qui le dit, c’est le titre de la chanson !) avec 867 votes ..

Car le prompt renfort est arrivé dans les 10 jours avant la clôture du concours. Famille, amis, facebookiens et ..kiennes se sont mis en veille informatique, appelant leur carnet d’adresses à voter et à créer une chaine de messages qui dès lors ne s’arrêtera plus !

Une stratégie amicale et bienveillante que j’ai vue se mettre en place avec beaucoup de plaisir et je dois dire une certaine émotion aussi. Sans doute la première fois de ma vie où je me suis sentie portée collectivement vers une victoire que je dédie tout autant à Thomas Guerigen, le réalisateur, à Carole Allemand la créatrice de la marionnette, à Virginie Rouffignac, la costumière mais aussi ceux sans qui ce clip n’aurait pas vu le jour, Patrick et Lionel et toute l’équipe de Baghera Films, Jean-Louis Padis et son équipe du studio Manuel Cam, mais aussi les hommes bleus au service de la marquise – manipulateurs dans l’ombre mais jamais dans la lumière..

Après l’annonce officielle de ce prix, et Thomas Guerigen ne pouvant aller à Divonne les Bains pour la remise du trophée, j’ai hésité à prendre sa place, car j’avais moi-même ma petite-fille d’un an et demi en garde pendant tout le week-end … Mais l’hésitation fut de courte durée, j’ai appelé mes réseaux de baby-sitters pour faire une garde continue jusqu’au dimanche soir, j’ai confirmé à l’organisation qui m’a envoyé les billets de train et annoncé l’hébergement offert également. Les défenses sont du coup tombées en masse !!!


WATINE – THE STRINGS OF MY FATE Prix du… par watineprod

L’idée me vient alors d’emmener la marionnette avec moi, car c’est bien elle la reine de ce clip !! J’appelle Carole pour pouvoir la récupérer .. la veille de justesse…
Je prépare un petit discours de remerciements… et me voilà partie samedi 11 juin à Divonne les Bains, avec 39,8° de fièvre (grosse angine virale avec rhume qui descend dangereusement aux bronches).
Cerise (amère) sur le gâteau ! dernière vérification.. je ne trouve plus mon passeport, 15 minutes de cherchage en vain, je dois partir.. Genève est en Suisse…

Dans le train, à côté de moi, une très jolie jeune femme dont je donnerais le prénom, Anne, se rend également au Festival International des Arts du Clip. Elle est réalisatrice TV et j’apprends plein de choses sur le monde féroce de la Télé pendant notre trajet !! Ensuite, nous ne nous quitterons quasiment pas, du train à la navette, posant rapidement nos affaires à l’hôtel pour nous rendre à l’Espace Charles Aznavour, lieu de toutes les festivités de ce Festival International des Arts du Clip.

Après avoir pris nos accréditations, nous y entrons sur la pointe des pieds, pendant la rétrospective de Nicolas Sirkis (Indochine).
On nous place au 1er rang, et là, je prends la mesure de mon incapacité à absorber plus de décibels que nécessaire… Les caissons de basses, aie, aie… Discrètement, je me bouche une oreille et me tourne de profil pour atténuer.. et finalement les 2 doigts plantés dans mes oreilles. Au diable les convenances, je ne veux pas d’acouphènes !
Cette rétrospective finalement me réconcilie un peu avec le groupe Indochine, car leurs clips sont réellement intéressants. Leurs fans arrivés en masse attendent la sortie de « Nico » et « Ollie » pour les autographes et photos à l’extérieur. Il fait froid, il y a du vent… bonjour la fièvre qui se rappelle à mon bon souvenir ! Il doit être aux alentours de 18h30 !

L’organisateur du Festival, Bertrand Lefebvre conciliabule avec Stephan Eicher (Président du Jury) pour mettre au point la suite de l’affaire ! Donc, oui, la diffusion de tous les clips sélectionnés (extraits) dans les 2 catégories « Jeunes Talents » et « International » se fera bien dans l’Espace Charles Azanavour.
Quelques dizaines de minutes pendant lesquelles, Anne me présente son ami, Bernard Miyet, Président du Directoire de la SACEM auprès duquel je vais ensuite me retrouver assise !

Bertrand Lefebvre reprend place à la tribune et annonce le prix DAILYMOTION remis dans le cadre du Festival :
« Et pour remettre ce prix, j’appelle Bernard Miyet, président de la Sacem »

Clin d’œil amusant à la vie… il y a quelques mois, je faisais part de mes quelques démêlés avec la SACEM dans mon blog. Je dois à la vérité de dire qu’ensuite, j’avais eu un appel des services de vérification de la SACEM auprès de qui j’avais pu avoir les réponses nécessaires…
Bernard Miyet, fin débatteur et diplomate, m’accueille en disant qu’il est heureux de remettre un prix à un auteur compositeur membre de la Sacem !!
Sa grande courtoisie le conduit même à me tenir le micro, pour me permettre de tenir Madame la Marquise sans encombres pendant que je remercie toute l’équipe du clip !
Anne prend des photos avec mon Pocket .. et voilà quelques souvenirs de cette fin d’après-midi !
Le trophée est très joli, tout le monde il est beau…

C’est ensuite la remise des prix « Jeunes Talents » et « International » je vous renvoie au palmarès.
Mes oreilles n’en peuvent plus… ma gorge non plus.. mais je suis heureuse d’être là, même mal en point !

S’ensuit un cocktail dinatoire dans les salons du Grand Hôtel de Divonne les Bains, charmant hôtel Art Déco, forcément un peu kitsch, mais de grand confort !
Je félicite JUL et MAT pour le grand prix international du Clip qu’ils ont remporté pour leur clip de Metronomy, ex-aequo avec le clip de PJ Harvey. Je discute assez longuement en anglais avec l’une des invitées – vous l’aurez compris, non française.. qui a réalisé le clip « HeartStopper » d’Emiliana Torrini, une artiste que j’adore !


Metronomy – She Wants par metronomyUK


PJ Harvey – The Words That Maketh Murder par umusic

Avec Bernard Miyet, nous revenons sur les posts publiés dans mon blog. Je lui demande comment il a pu en entendre parler, vu l’état de fourmi minuscule que je suis dans cette grande potée artistique.. Simple, me dit-il, nous avons une veille sur Twitter et dès que l’on voit le mot SACEM, on vient voir !! Ah Ah !!!!
Je discute un moment aussi avec Yacine Bouzidi du FCM car j’ai malheureusement eu un refus de subvention de leur part. Il m’explique que mon dossier n’était pas conforme et m’invite à venir le voir en rendez-vous pour que j’aie les meilleures chances une fois prochaine !!! Je veux, mon colonel !!!!

Normalement un prochain clip devrait se profiler à la rentrée, sur le titre « Connected Queen » et il faut que je monte des dossiers de demandes d’aides auprès des sociétés civiles. Avec Thomas Guerigen à la réalisation….. Jamais 2 sans 3 – Car qui ignore encore qu’il a aussi réalisé mon précédent clip « NOTHING ELSE » extrait de l’album B-SIDE Life sorti en 2009.


NOTHING ELSE by WATINE (album B-SIDE Life) par watineprod

Bon, c’est pas le tout… je tremble de fièvre, mes yeux me brûlent ..
Je suis hébergée dans un hôtel voisin, et la navette m’y conduit.

Il y a un mariage sur la terrasse… plutôt sympathique… je les vois en train de dresser l’estrade de danse et l’ équipement son ! Je n’y prête guère plus d’attention que cela !! j’aurais dû… et j’aurais dû demander un changement de chambre !
Ma fenêtre donne directement sur la terrasse… le son monte, c’est bien connu, les basses ne sont arrêtées par rien, c’est bien connu.. j’essaie tout, la Télé à donf !! mais le système est bloqué pour le confort des chambres voisines, mon casque audio mais mal au crâne… je finis par aller presque en rampant dans la salle de bains et après 2 Dolipranne 1000… en embarquant draps, couvertures, oreillers – au passage je prends le rab qui est dans le placard… je mets tout par terre et me couche en me recroquevillant, porte fermée !!! Il est 5h45 du matin ! A 6h30 enfin cela s’arrête…. Plus malade que moi, tu meurs !!!! Evidemment, j’essaie de dormir un peu… et je loupe le petit déjeuner servi en buffet !

A 11h du matin, il faut que je rejoigne le Grand Hôtel, j’hésite entre vitupérer, me taire, à la réception.. je me contente de demander si je peux prendre un café et manger un petit truc. La réponse tombe : Le café, oui il y a le distributeur en face, mais le service est terminé…. Alors là je grogne… et quand je grogne… je grogne fort… Arrive une gentille soubrette avec 2 croissants que j’avale, café bu depuis longtemps et je quitte les lieux !
Nous aurons un magnifique brunch au Grand hôtel, un délice pour les yeux et le palais. L’organisation a bien fait les choses, nous avons 3 grandes tables rondes bloquées pour les festivaliers.
Il faut faire vite, car nous devons partir à la gare et je n’ai pas mon passeport !!!!!
Quitte ou double… Je passe devant la douane, faussement décontractée, en évitant de les regarder, devant moi quelqu’un se fait arrêter, derrière moi aussi…. Mais pas Moi…. Ouf !!! je monte dans le train, je vais essayer de dormir un peu… La Marquise est bien enveloppée, le trophée aussi, alors je m’enveloppe aussi dans mon gros gilet de laine !!

Voilà, c’était dimanche 12 juin… les 3 jours suivants, aphonie totale, fièvre, maux …. Je commence à peine à refaire surface, nous somme vendredi 17, et demain je pars jouer à BORDEAUX..

Un appel du 18 juin !!!! Allez, Catherine, on se secoue et on y va !!!

Amitiés à toutes et tous et encore merci de la belle compagnie ces dernières semaines…
Et tant qu’à faire, restez encore un peu avec moi !!

Je vous embrasse,

Catherine