LES APPALACHES

Permettez que je vous parle des Appalaches !

Ne pas saisir le prétexte de la nouvelle année à souhaiter, excellente pour tous, avec la santé, le succès, etc, etc..
et pourtant je vous la souhaite !

Ne pas s’embourber dans des phrases qui n’en finissent pas…

Comment vous dire…

Comment vous dire MERCI

Un merci sincère, aimant, vibrant à vous qui m’avez chaudement accompagnés depuis le début de ma seconde vie consacrée à la musique et à l’écriture.

Ce ne fut jamais un rêve de  grandeur, mais plutôt un rêve d’accomplissement, nourri de lectures, d’écoutes de toutes sortes, de longues méditations devant mon océan préféré, de joies simples, d’amitiés nouvelles.

Et surtout,  m’apercevoir que lorsqu’il n’y a pas d’enjeux commerciaux particuliers, ni même le désir forcené de plaire à tous, rien n’est plus simple ni plus naturel que de se laisser faire par son instinct de création.

Ensuite, ne pas se paniquer, prendre son rythme, accueillir les critiques, les louanges, comme une part du chemin, et voir sur la distance si l’envie de créer est toujours profondément ancrée.

J’ai cette chance de ne pouvoir m’arrêter de composer et d’écrire. C’est un travail, que l’on ne s’y trompe pas, mais c’est surtout une magnifique ode à la vie, à l’âme et au petit enfant que chacun porte en soi. Je ne cesse de m’émerveiller de toutes ces notes qui naissent sous mes doigts et des mots qui se construisent, presque hors de moi, pour amener du sens..

Aujourd’hui, pour cette année 2013, je multiplie le plaisir !

Bientôt vous entendrez parler du nouvel album qui se profile « This Quiet Dust », mais là tout de suite, je vous fais partager une aventure plus fragile, plus personnelle avec une écriture en français.

Voici le tout premier titre « APPALACHES » qui a été filmé en session acoustique sur mon vieux compagnon Pleyel à qui il manque la feutrine pour la pédale de sourdine, et que je n’ai pas fait accorder depuis longtemps ! je l’aime comme cela, à la limite du désaccordage, avec peu de nuances possibles, avec quelques coups de pédale forte qui accompagnent mes élans.


Catherine Watine – Les Appalaches par LARTSENIC

SESSION ACOUSTIQUE \ »LES APPALACHES\ » – à découvrir aussi sur Lartsenic blogzine

LES APPALACHES
(Paroles et musique : Catherine Watine)

Je m’endors dans les Appalaches, sous la pluie des Canadair
La course des mammouths envahit mon sang
Comme le dernier des Mohicans
Je m’endors dans les Appalaches sous le vol des goélands
Ce cri des oiseaux blancs dans les vents ascendants
Envahit tout mon temps

J’ai besoin de vivre en solitaire
Cà ne veut pas dire qu’entre nous c’est la guerre
C’est juste un bout du rêve qui nous échappe
Un morceau de nous deux que je détache

Je suis une femme qui court avec les loups
Et tous les coups, me sont permis, s’ils sont des coups de foudre

Prends ta mémoire si tu veux me voir
Pendant ce temps-là j ‘envahirais d’autres couloirs
Je veux pouvoir offrir quelques fleurs du mal
Qui poussent dans mes désirs de femme animal
Je m’endors dans les Appalaches
Sous le vent lourd de la tempête
« Plonger au fond du gouffre,  Enfer ou ciel qu’importe »
Au chant de Baudelaire, je m’ouvre la porte

Je suis une femme qui court avec les loups
Et tous les coups, me sont permis, s’ils sont des coups de foudre
C’est juste un bout du rêve que plus rien ne cache
Plus rien de mes désirs que je ne sache

Au pied des Appalaches, c’est là que je me tiens
La course des mammouths a commencé sa charge
« Sois sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille »
au chant de Baudelaire, moi je prends la quille..
(…. Les champs d’herbe folle, les parfums que je respire)

MAISON WATINE à venir

Before…

J’avais commencé à écrire ce post le 11 mai en prenant un peu pompeusement cette citation à mon compte :

« Je prends mes désirs pour la réalité car je crois en la réalité de mes désirs »

Air connu chez Watine, l’éternelle optimiste que je suis et qui ne démord pas du fait que la vie est un vaste champ d’expérience qu’il faut traverser dans son plus grand spectre pour deux raisons : la première, c’est qu’un jour malheureusement notre conscience au lieu d’être éveillée sera endormie pour de bon, et la deuxième c’est qu’il vaut mieux parler d’expérimentation plutôt que d’épreuves, surtout quand on doit les traverser.

And now…

My dad died on a creepy Sunday, may 20th
Je lui dédie les paroles de « SAILORS » (album Still grounds for love)
It’s time as a whole, we are all sailors et we are sailing on the deep green sea of history..

Je n’en parlerais pas plus ici, c’est juste pour montrer les grand écarts que vous et moi, nous devons faire régulièrement pour garder notre fragile équilibre.

And now again …

MAISON WATINE

Je reprends mon aiguillage et le destin qui m’a été confié. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas triste, j’ai juste la conscience un peu plus aigue de notre passage sur terre !
Je suis heureuse de travailler sur un nouveau projet d’album en duo.
La prévision de sortie est pour la fin de l’année 2012 !

Mais avant l’été de cette année… on vous a concocté l’album MAISON WATINE avec 8 remixers qui se sont prêtés au jeu pour visiter l’album Still grounds for love !

Voici déjà la tracklist:

1 THE STORY OF THAT GIRL remix by STARS ALSO DIE
2 THE STRINGS OF MY FATE remix by THE SECOND LEFT HAND
3 CONNECTED QUEEN remix by BEN UNZIP
4 ARCHITECT remix by CHED HELIAS
5 BOOKS AND LOVERS remix by MAX LEONIDAS
6 BOOKS AND LOVERS remix by TYCHO BRAHE
7 CONNECTED QUEEN remix by STARS ALSO DIE
8 TRYING TO remix by JON KENNEDY
9 DEDICATION remix by THE SECOND LEFT HAND (b-Side Life)
10 SAILORS remix by CATHERINE WATINE

Il y aura 300 digipacks numérotés pour les premiers, très bientôt disponible en pré-commande sur ma page Bandcamp

Pour les plus impatients, vous pouvez d’ores et déjà m’envoyer une demande de souscription en envoyant un email à contact@watineprod.com

Allez ! à la prochaine fois….

Je vais cueillir des roses ..
« Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin.. » (Malherbe)

J’ai toujours N choses à faire…

Je ne sais pas comment je peux apparaître au monde, mais pour moi-même, il me semble que j’ai seulement joué comme un enfant sur la grève, trouvant par chance, un plus beau coquillage, ou un galet plus lisse, alors que le grand océan de la vérité demeure encore inconnu devant moi. (Newton)

J’ai toujours « N » choses à faire, alors avant d’en commencer une énième… Je suis en état d’hébétude devant l’ordi, en proie à une humeur à dire n’importe quoi entre deux tâches rébarbatives (appeler Darty pour un problème d’antenne et faire ma compta qui de toutes les façons n’est détestablement pas en solde créditeur !)
Et mon humeur ce matin (mon humour à une lettre près…) m’a donné envie de rebondir sur les deux derniers posts que j’ai mis sur Facebook – l’un concernant les ventes de disque – triste réalité, et l’autre dénonçant la mainmise des grosses productions sur les festivals, petits arrangements entre amis.

Commençons par ce petit rappel d’un blogger sur la situation des ventes de disques en 2011

« Un chapelet de bides comme il est rare. Jugez : Amel Bent, 10.000 ex pour son album Délit mineur ; Luce, 15.000 ex pour Première Phalange ; Christophe Willem, 34 000 ex pour Prismophonic ; Julien Doré, 60 000 ex pour Bichon ; Sinclair, 3189 ex pour son disque éponyme ; André Manoukian, 50 ex pour Melanchology. Lulu Gainsbourg, partout dans les médias et, au final, un bide. Il est loin d’être le seul. On continue ? Stanislas, Top Hat : 401 ex ; Aurélie Cabrel, Oserais-je ? : 1.000 ex ; Lorie, Regarde-moi : moins de 5.000 ex ; Anggun, Echos : 6.180 ex ; Dave, Blue-Eyed Soul : 10.000 ex ; Lulu Gainsbourg, From Gainsbourg to Lulu : 12.000 ex ; Elisa Tovati, Le syndrome de Peter Pan : 13.112 ex ; Axelle Red, Un coeur comme le mien : 13.801 ex ; Joeystarr, Egomaniac : 19.131 ex ; Maurane, Fais-moi une fleur : 20.000 ex ; Corneille, Les inséparables : 21.000 ex ; Hélène Ségara, Parmi la foule : 22.500 ex ; Claire Keim, Où il pleuvra : 23.000 ex. Oh ! le disque dort ?
Ces chiffres semblent définitifs car le bizness ne mégote pas : quand ça ne se vend pas, on retire des rayons, on pilonne (…) »
Lire la suite et les commentaires (certains très instructifs)

Intéressant et décomplexant… cet article !!!
N’ayant rien à voir avec la liste des « bides » exprimés ci-dessus tout simplement parce-que je ne suis pas signée dans un label, et qu’il s’agit d’une auto-production que je mène envers et contre toute tempête, voici très modestement mes propres chiffres de ventes :

2005 : DERMAPHRODITE, un peu plus de 2000 ventes
2009 : B-SIDE LIFE, autour de 800 ventes
2011 : STILL GROUNDS FOR LOVE, pour l’instant environ 600 – dont près de 200 en concert ou vente sur mon propre shop web + I-Tunes environ 150 titres téléchargés

Qu’en penser ?? Moi, bof, rien de particulier, je ne peux pas dire que je subis la situation, je n’ai pas le temps de subir, je vous l’ai dit plus haut, j’ai toujours « N » choses à faire… et puis le destin individuel d’une particule humaine dans la magistrale organisation de la vie au regard du milliard d’années terrestres et des quasi sept milliards d’êtres humains sur la planète, c’est clair.. on n’est pas responsable de grand’chose.
Je n’en tire ni joie ni douleur… C’est juste factuel et il vaut mieux que ce soit ainsi, car la musique est une douce lubie qui n’a jamais pu obéir aux règles d’un marché. Et prions pour qu’il en soit ainsi toujours.
Ensuite, il faut juste s’adapter et trouver à manger ailleurs, pour ne garder la musique qu’au rayon des grands desseins émotionnels qui ne se maîtrisent jamais.
On dirait bien que je suis en verve… même pas, je suis en mode pensée automatique!

A entendre tout le monde, on est dans la merde. OK… J’ai entendu dire que cela a commencé avec l’invention du TOP 50 des meilleures ventes de 45 tours. A l’époque chez les labels, c’était simple, on prenait des auteurs, des compositeurs, des interprètes et tout ceci était parfaitement maîtrisé par les majors et les éditeurs phonographiques. Il fallait trouver des belles voix, des bêle voix (me souviens plus de l’orthographe exacte), faire vivre les auteurs, les compositeurs SACEM et faire travailler la petite poignée d’arrangeurs en odeur chez les éditeurs !

Oui, mais cette poudre aux yeux, cela ne marche pas sur la distance, on (eux, ceux des majors) ne vend plus des centaines de milliers de disques – on ferme les points de vente un à un (foutu métier de disquaire qui a découragé plus d’un indépendant – je sais, ma grand-mère était disquaire à Valence dans la Drôme, et j’adorais aller en vacances chez elle pour écouter toutes les nouveautés et les imports anglo-saxons, tiens donc !).
D’un autre côté (nous, eux, lui, toi) toi, tu n’écoutes plus trop la radio, et si tu l’écoutes, tu es agressé par le matraquage des play-listes des majors (attention, monsieur le directeur de la radio, sinon, tu perds mon budget pub…).
Savent-ils au moins que nous (eux, lui, toi) avons pris l’habitude de découvrir de nouveaux artistes quasi-quotidiennement, que nous allons sur toutes les plateformes digitales pour nous faire dérouter par des arrangements audacieux et former en continu nos oreilles, et rencontrer des artistes authentiques, qui respirent leur musique…

Alors, comment faire pour ré-équilibrer l’offre et la demande ?
Débat digne du perchoir !

Il y a bien des tentatives pour trouver des nouvelles filières…
la dernière qui voit le jour le 12 janvier 2012 (tiens ! le même jour que le lancement de Free mobile !!) c’est Hub Byz
« on va vous demander des chansons, des premières parties, des chanteurs vont vous proposer des trucs… » Je ne demande qu’à voir, mais je fiche déjà mon billet que ce sera des artistes émergents fraichement signés par des labels qui vont être choisis. Bon, pas de mauvais esprit, suivons leur actu !!

Je passe à l’autre post sur les Gros Producteurs, les Gros Artistes et les Festivals. Dans mes lectures en diagonale, je vais souvent voir ce blog «nos enchanteurs »

Il semble que la manne financière attribuée aux diffuseurs de spectacle via les diverses subventions culturelles, soit prise en otage entre les mains de quelques uns.

Dommage, car à terme, c’est la mort des Festivals… Et puis, cela barre la route irrémédiablement à tous les artistes, très souvent auteurs-compositeurs interprètes qui ont monté des groupes de scène jouissifs, mais qui n’existent que dans les couloirs des pavillons d’oreille des passionnés de musique, ces derniers n’hésitant à pas à sacrifier leur temps de sommeil, (leur temps de travail ? aie, terrain miné !) pour aller fureter un peu partout sur le net à la recherche de musiques explosives ou de musiques-baume émergeant du magma artistique underground !

Le parcours du combattant, je le connais, je le fais depuis des années…
Mais ma petite entreprise n’est pas au cœur de cette question. Donc, on se donne rendez-vous dans un an, pour voir si quelque chose a bougé !

Conclusion à la Hussarde ! avec un petit florilège des N:

Naissance : ne nait pas dans son monde qui veut, il faut souvent du temps et une forme d’instinct très primaire pour arriver au point exact où l’on devrait être né
Nantie : ou anéantie .. peut-être un jour !
Nageuse : de naissance – astralement poissons
Narcisse : attention, danger
Narine : pour la brise marine
National : Grand National de préférence… je sais pas vous, mais moi j’adore
Naufragé : je vois bien des labels qui construisent leurs radeaux
Nauséabond : ah bon !! de quoi parle-t-on !! rayé de la liste ..
Navet : celui qui ne fait pas venir de monde parce-qu’il n’est pas connu, ou celui qui l’est et qui se prend des vestes ?
Navire : quand la nave va, tout va
Navrant : voir plus haut narcisse
Neige : j’ai les boules
Net : par l’inter…
Neutralité : bienveillante ai-je coutume de m’appliquer
Nécrologie : argh… on le raye aussi
Négociable : on reprend tout à zéro, c’est cà ?
Nenni : quoi, on ne peut rien y faire !!
Néophyte : penser à rapprocher de mot de novice, naïf, nigaud, niais, ..
Népotisme : la faiblesses des gens en place d’avancer leurs favoris. Que diantre !!
Ni foi ni loi : c’est bien ce que je disais..
Niche : il faut trouver des niches.. oui, mais si on n’aboie pas.. cela ne sert à rien
Nicodème : tu es simple et borné, tu es niais, donc tu es populaire
Nique : et pique.. n’y a pas que les rappeurs et pas leurs mères
Nitouche : n’y touche pas..
Nivellement : non çà suffit
Nocturne : et accessoirement noctambule
Nombreux : venez.. selon l’expression consacrée: http://www.watineprod.com/home/concert/
Nombrilisme : vient du nombre de regards que l’on porte sur soi
Noël : trop tard !
Nommément : le contraire d’anonyme
Non conformiste nonobstant : méfiez vous des fleuves tranquilles
Nonchalance : et élégance sont 2 mots qui vont très bien ensemble, très bien ensemble..
Notamment : notamment..
Note : spontanément je réponds musique, j’ai bon ?
Notoriété : connais pas la crise !
Nouilles : Soit ! on est des nouilles, et dans ce cas, on mérite d’en manger toute sa vie
Nourrir : faux espoirs
Nous : c’est-à-dire tous les autres et dieu sait qu’il y en a
Nouveauté : il serait temps
Novice : dans l’art de dénoncer les magouilles
Nuance : j’en mettrais bien sûr..
et enfin pour la fin, je vous garde le plus beau :
Nyctalopie : maladie des yeux qui fait qu’on n’y voit pas si bien le jour que la nuit.. et donc ? en conclusion, sortez le soir pour aller aux petits concerts .. venez saluer les fantassins et les porte-drapeaux de la musique indé.

Ce n’est pas le paysage qui est petit, c’est la fenêtre par laquelle on le regarde.. (proverbe tibétain)

Bye Bye 2011 !

Chers amis,

L’année s’achève déjà, c’est le moment idéal pour vous remercier !
Un grand big up à vous qui êtes venus nous voir sur scène, qui avez écouté le dernier album Still Grounds For Love, et merci à tous ceux qui ont partagé nos informations ou qui ont exprimé des encouragements à travers les réseaux sociaux. Ca fait chaud au coeur!

L’album Still Grounds For Love a merveilleusement parcouru 2011, et pour commencer la nouvelle année, rien ne nous ferait plus plaisir que vous l’offriez à vos amis, à votre famille.

Nous avons donc décidé de proposer une offre exceptionnelle en proposant le CD à moitié prix, jusqu’au 31 janvier 2012.

Pour cela rien de plus simple :

1. Rendez-vous sur notre boutique en ligne

2. Cliquez sur « Buy Now » dans la section CD digipack

3. Cliquez sur le lien « Have a discount code? », et entrez le code promotionnel « watine2012« 

4. Finalisez la commande, votre album est à 7,50€ au lieu de 15€ (paiement par Paypal ou CB)

Je vous souhaite tout le meilleur pour 2012 et vous promets de revenir très bientôt avec de nouveaux morceaux, de nouvelles vidéos et pleins de nouvelles idées.

On se voit si vous le voulez, le 20 janvier, le 17 mars ou le 12 avril sur une scène parisienne !
[Toutes les infos ici]

Excellentes vacances à tous,

Catherine Watine

Tribute To September 11 Attacks

[English Version below]

Je me souviendrais toujours du moment où j’ai reçu l’information sur l’attentat sur les Tours Jumelles.. J’étais en voiture, écoutant France Inter comme à l’habitude! L’incrédulité tout d’abord, puis un malaise réel avec un sentiment d’insécurité totale. Je me souviens également d’avoir perdu confiance dans nos systèmes politiques. Mais au-delà de çà, une incompréhension totale de la potentialité des êtres humains à semer la terreur pour la terreur. Nous les femmes, nous portons en nous la capacité de donner la vie, et cela nous confère une forme d’immunité à la guerre sous toutes ses formes, ce qui ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous engager dans des combats qui nous paraissent juste ! Je pensais à ces femmes dans les avions qui avaient tenté de contacter leurs familles.

J’étais si triste qu’à mon retour au studio, j’ai voulu écrire quelques mots et les mettre en musique.. C’était un acte très personnel et intime, et je n’ai pas cherché à en faire un instrument de promotion de ma musique. Je l’ai juste inclus quelques années plus tard, dans l’album B-SIDE Life (2009) “la vie d’â côté, ce qui sous-tend l’espace de mortalité aussi”.

Je me suis mise dans la tête de l’une de ces femmes qui avait réussi à avoir quelqu’un de très proche en ligne, et me suis demandée ce que j’aurais pu dire au téléphone, mentir sur la gravité pour ne pas inquiéter mes proches, prier, et refuser de toutes mes forces de mourir, mais .. C’est indicible… Passer de vie à trépas sans y être préparé…
Et sans pouvoir serrer ceux que l’on aime dans ses bras !
Alors, j’ai appelé l’esprit de cette femme, une très longue introduction où je fais résonner toutes les pièces du piano, les bois, les pédales, les cordes métalliques… Comme pour montrer que un objet nature morte, est en fait rempli de résonance, et que l’on peut sans doute imaginer que les êtres disparus ont aussi des signes permanents vers nous. Après cette longue introduction, le piano chante et la voix se pose !!

Aujourd’hui, 10 ans se sont écoulés, le traumatisme est encore là.

I’ll never forget the day when I heard on the radio the september 11 attacks and both towers collapsed within two hours ! Some passengers were able to make phone calls using the cabin airphone service and mobile phones and provided details that there were several hijackers aboard each plane. I needed to do something … On the same day, I composed that song…

Dedication (September 11 Tribute) by WATINE

You and me for ever
Driving the stars sparkling in the blue night
At the end of the day
Eleven of september
Somewhere in the sky
Where people give the last kiss
The last call

Hard to say
Hard to lie
Hard to pray
Hard to die
Happy days are gone for ever

You and me for ever
In the night
In the light
You and me for ever

Et voici ma traduction libre :
Toi et moi pour l’éternité
Nous voyagerons maintenant dans les étoiles
A la fin de ce jour du 11 septembre, quelque part dans le ciel
Des gens on voulu passer leur dernier appel téléphonique, envoyer leurs derniers baisers
Mais..
Difficile de dire, difficile de mentir, difficile de prier, difficile de mourir
Les jours heureux sont partis à jamais.
Toi et moi pour l’éternité
Nous voyagerons maintenant dans la nuit et dans la lumière.

L’artiste videaste PIEL m’a fait le plaisir de cliper cette chanson.

Report: Festival Des Arts Du Clip 2011 - Prix Dailymotion

Nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port

1061 votes ont suffi, laissant loin derrière « Je ne suis qu’un con » (ce n’est pas moi qui le dit, c’est le titre de la chanson !) avec 867 votes ..

Car le prompt renfort est arrivé dans les 10 jours avant la clôture du concours. Famille, amis, facebookiens et ..kiennes se sont mis en veille informatique, appelant leur carnet d’adresses à voter et à créer une chaine de messages qui dès lors ne s’arrêtera plus !

Une stratégie amicale et bienveillante que j’ai vue se mettre en place avec beaucoup de plaisir et je dois dire une certaine émotion aussi. Sans doute la première fois de ma vie où je me suis sentie portée collectivement vers une victoire que je dédie tout autant à Thomas Guerigen, le réalisateur, à Carole Allemand la créatrice de la marionnette, à Virginie Rouffignac, la costumière mais aussi ceux sans qui ce clip n’aurait pas vu le jour, Patrick et Lionel et toute l’équipe de Baghera Films, Jean-Louis Padis et son équipe du studio Manuel Cam, mais aussi les hommes bleus au service de la marquise – manipulateurs dans l’ombre mais jamais dans la lumière..

Après l’annonce officielle de ce prix, et Thomas Guerigen ne pouvant aller à Divonne les Bains pour la remise du trophée, j’ai hésité à prendre sa place, car j’avais moi-même ma petite-fille d’un an et demi en garde pendant tout le week-end … Mais l’hésitation fut de courte durée, j’ai appelé mes réseaux de baby-sitters pour faire une garde continue jusqu’au dimanche soir, j’ai confirmé à l’organisation qui m’a envoyé les billets de train et annoncé l’hébergement offert également. Les défenses sont du coup tombées en masse !!!


WATINE – THE STRINGS OF MY FATE Prix du… par watineprod

L’idée me vient alors d’emmener la marionnette avec moi, car c’est bien elle la reine de ce clip !! J’appelle Carole pour pouvoir la récupérer .. la veille de justesse…
Je prépare un petit discours de remerciements… et me voilà partie samedi 11 juin à Divonne les Bains, avec 39,8° de fièvre (grosse angine virale avec rhume qui descend dangereusement aux bronches).
Cerise (amère) sur le gâteau ! dernière vérification.. je ne trouve plus mon passeport, 15 minutes de cherchage en vain, je dois partir.. Genève est en Suisse…

Dans le train, à côté de moi, une très jolie jeune femme dont je donnerais le prénom, Anne, se rend également au Festival International des Arts du Clip. Elle est réalisatrice TV et j’apprends plein de choses sur le monde féroce de la Télé pendant notre trajet !! Ensuite, nous ne nous quitterons quasiment pas, du train à la navette, posant rapidement nos affaires à l’hôtel pour nous rendre à l’Espace Charles Aznavour, lieu de toutes les festivités de ce Festival International des Arts du Clip.

Après avoir pris nos accréditations, nous y entrons sur la pointe des pieds, pendant la rétrospective de Nicolas Sirkis (Indochine).
On nous place au 1er rang, et là, je prends la mesure de mon incapacité à absorber plus de décibels que nécessaire… Les caissons de basses, aie, aie… Discrètement, je me bouche une oreille et me tourne de profil pour atténuer.. et finalement les 2 doigts plantés dans mes oreilles. Au diable les convenances, je ne veux pas d’acouphènes !
Cette rétrospective finalement me réconcilie un peu avec le groupe Indochine, car leurs clips sont réellement intéressants. Leurs fans arrivés en masse attendent la sortie de « Nico » et « Ollie » pour les autographes et photos à l’extérieur. Il fait froid, il y a du vent… bonjour la fièvre qui se rappelle à mon bon souvenir ! Il doit être aux alentours de 18h30 !

L’organisateur du Festival, Bertrand Lefebvre conciliabule avec Stephan Eicher (Président du Jury) pour mettre au point la suite de l’affaire ! Donc, oui, la diffusion de tous les clips sélectionnés (extraits) dans les 2 catégories « Jeunes Talents » et « International » se fera bien dans l’Espace Charles Azanavour.
Quelques dizaines de minutes pendant lesquelles, Anne me présente son ami, Bernard Miyet, Président du Directoire de la SACEM auprès duquel je vais ensuite me retrouver assise !

Bertrand Lefebvre reprend place à la tribune et annonce le prix DAILYMOTION remis dans le cadre du Festival :
« Et pour remettre ce prix, j’appelle Bernard Miyet, président de la Sacem »

Clin d’œil amusant à la vie… il y a quelques mois, je faisais part de mes quelques démêlés avec la SACEM dans mon blog. Je dois à la vérité de dire qu’ensuite, j’avais eu un appel des services de vérification de la SACEM auprès de qui j’avais pu avoir les réponses nécessaires…
Bernard Miyet, fin débatteur et diplomate, m’accueille en disant qu’il est heureux de remettre un prix à un auteur compositeur membre de la Sacem !!
Sa grande courtoisie le conduit même à me tenir le micro, pour me permettre de tenir Madame la Marquise sans encombres pendant que je remercie toute l’équipe du clip !
Anne prend des photos avec mon Pocket .. et voilà quelques souvenirs de cette fin d’après-midi !
Le trophée est très joli, tout le monde il est beau…

C’est ensuite la remise des prix « Jeunes Talents » et « International » je vous renvoie au palmarès.
Mes oreilles n’en peuvent plus… ma gorge non plus.. mais je suis heureuse d’être là, même mal en point !

S’ensuit un cocktail dinatoire dans les salons du Grand Hôtel de Divonne les Bains, charmant hôtel Art Déco, forcément un peu kitsch, mais de grand confort !
Je félicite JUL et MAT pour le grand prix international du Clip qu’ils ont remporté pour leur clip de Metronomy, ex-aequo avec le clip de PJ Harvey. Je discute assez longuement en anglais avec l’une des invitées – vous l’aurez compris, non française.. qui a réalisé le clip « HeartStopper » d’Emiliana Torrini, une artiste que j’adore !


Metronomy – She Wants par metronomyUK


PJ Harvey – The Words That Maketh Murder par umusic

Avec Bernard Miyet, nous revenons sur les posts publiés dans mon blog. Je lui demande comment il a pu en entendre parler, vu l’état de fourmi minuscule que je suis dans cette grande potée artistique.. Simple, me dit-il, nous avons une veille sur Twitter et dès que l’on voit le mot SACEM, on vient voir !! Ah Ah !!!!
Je discute un moment aussi avec Yacine Bouzidi du FCM car j’ai malheureusement eu un refus de subvention de leur part. Il m’explique que mon dossier n’était pas conforme et m’invite à venir le voir en rendez-vous pour que j’aie les meilleures chances une fois prochaine !!! Je veux, mon colonel !!!!

Normalement un prochain clip devrait se profiler à la rentrée, sur le titre « Connected Queen » et il faut que je monte des dossiers de demandes d’aides auprès des sociétés civiles. Avec Thomas Guerigen à la réalisation….. Jamais 2 sans 3 – Car qui ignore encore qu’il a aussi réalisé mon précédent clip « NOTHING ELSE » extrait de l’album B-SIDE Life sorti en 2009.


NOTHING ELSE by WATINE (album B-SIDE Life) par watineprod

Bon, c’est pas le tout… je tremble de fièvre, mes yeux me brûlent ..
Je suis hébergée dans un hôtel voisin, et la navette m’y conduit.

Il y a un mariage sur la terrasse… plutôt sympathique… je les vois en train de dresser l’estrade de danse et l’ équipement son ! Je n’y prête guère plus d’attention que cela !! j’aurais dû… et j’aurais dû demander un changement de chambre !
Ma fenêtre donne directement sur la terrasse… le son monte, c’est bien connu, les basses ne sont arrêtées par rien, c’est bien connu.. j’essaie tout, la Télé à donf !! mais le système est bloqué pour le confort des chambres voisines, mon casque audio mais mal au crâne… je finis par aller presque en rampant dans la salle de bains et après 2 Dolipranne 1000… en embarquant draps, couvertures, oreillers – au passage je prends le rab qui est dans le placard… je mets tout par terre et me couche en me recroquevillant, porte fermée !!! Il est 5h45 du matin ! A 6h30 enfin cela s’arrête…. Plus malade que moi, tu meurs !!!! Evidemment, j’essaie de dormir un peu… et je loupe le petit déjeuner servi en buffet !

A 11h du matin, il faut que je rejoigne le Grand Hôtel, j’hésite entre vitupérer, me taire, à la réception.. je me contente de demander si je peux prendre un café et manger un petit truc. La réponse tombe : Le café, oui il y a le distributeur en face, mais le service est terminé…. Alors là je grogne… et quand je grogne… je grogne fort… Arrive une gentille soubrette avec 2 croissants que j’avale, café bu depuis longtemps et je quitte les lieux !
Nous aurons un magnifique brunch au Grand hôtel, un délice pour les yeux et le palais. L’organisation a bien fait les choses, nous avons 3 grandes tables rondes bloquées pour les festivaliers.
Il faut faire vite, car nous devons partir à la gare et je n’ai pas mon passeport !!!!!
Quitte ou double… Je passe devant la douane, faussement décontractée, en évitant de les regarder, devant moi quelqu’un se fait arrêter, derrière moi aussi…. Mais pas Moi…. Ouf !!! je monte dans le train, je vais essayer de dormir un peu… La Marquise est bien enveloppée, le trophée aussi, alors je m’enveloppe aussi dans mon gros gilet de laine !!

Voilà, c’était dimanche 12 juin… les 3 jours suivants, aphonie totale, fièvre, maux …. Je commence à peine à refaire surface, nous somme vendredi 17, et demain je pars jouer à BORDEAUX..

Un appel du 18 juin !!!! Allez, Catherine, on se secoue et on y va !!!

Amitiés à toutes et tous et encore merci de la belle compagnie ces dernières semaines…
Et tant qu’à faire, restez encore un peu avec moi !!

Je vous embrasse,

Catherine