Un sujet sérieux

Aujourd’hui j’aborde un sujet sérieux, le SON… Pas celui que nous fabriquons, mais celui que nous écoutons !
L’air de rien, l’ère du numérique, MP3, Ipods, smartphones… nous a déshabitué des chaînes haute fidélité qui faisaient la fierté de nos ancêtres dans leur salon.
Certains tiennent encore bon avec leurs platines vinyles et cette niche n’est pas prête de mourir ! dieu merci !

Il y a un homme, un passionné qui se fait le chantre du son (et de l’image) de qualité sur son site internet. Il teste jour après jour tous les maillons de la chaîne de reproduction, lecteurs, amplis, enceintes, avec une oreille musicale, car il chronique des disques aussi…
C’est ainsi que nous nous sommes rencontrés : il avait apprécié la qualité de la production de l’album B-SIDE Life, et j’ai pu, régulièrement, aller écouter sur ses enceintes de monitoring, l’avancement de ma nouvelle production STILL GROUNDS FOR LOVE.

Il m’a fait rencontrer à son tour un ingénieur de mastering de haut niveau: Raphaël Jonin.
Et nous sommes devenus insensiblement des amis !

Notre dernière rencontre a été “fixée” sur un interview sonore, me faisant par là-même tester la qualité de son Pocket enregistreur Nagra professionnel !

Alors, surtout, si vous devez vous équiper en Hi-Fi, allez sur son site, posez-lui des questions sur son mail… Vous ne serez pas déçus !

J’ai quant à moi flashé (mais pas acheté …c’est quand Noël ?) sur ceci !

Liens:
Le site ECOUTEZVoir
ITW Watine evmag.fr

TRADUCTIONS D’AUTEUR

J’ai retenu de plusieurs réflexions à la fin des concerts que certains d’entre vous regrettaient de ne pas comprendre mes paroles, alors je m’étais jurée de tenter une traduction d’auteur mais comme je les pense en anglais, traduire mes chansons en français est un exercice paradoxalement difficile…

Que ceux qui souhaiteraient en faire une meilleure version n’hésitent pas à me les proposer. Je les posterais ici même !

En fait, je pense régulièrement a éditer des feuillets que je remettrais avant chaque concert, comme à l’église lorsque les fidèles entonnent les Ave Maria et les Kyrie Eleison (seigneur prends pitié.. Prends pitié de moi là à cet instant, car mes traductions ne sont pas terribles !) mais à la fois par manque de temps, et par une espèce de pudeur aussi j’ai toujours reculé devant la tâche, car ce n’est pas tout de traduire, il faut ensuite imprimer et distribuer…
Mais bon, comme certaines traductions sont déjà là.. Ce blog va en être le récipiendaire !!

Toutes les paroles des chansons de l’album en version originale sont consultables ici (en balayant les titres sous la section Share)

Des livres et des amoureux (traduction libre de BOOKS & LOVERS )

Vous reconnaîtrez Sue , avec sa robe bleue
Ses bas à résille sur d’interminables jambes
Et ses cheveux roux qui flottent au vent,
Sue joue aux échecs.
Elle a une peau de satin, une queue de cheval
Et le sourire aux lèvres,
Sue est une dévoreuse de livres et la lecture est sa détente
Elle lit Powers (la longue quête des 2 frères),
Elle lit aussi George Orwell

« 1984 », dit-elle, hé hé hé
Et vous connaitrez tous de mes secrets
« The time of our singing » dit-elle, hé hé hé
Et vous connaitrez tous de mes secrets

Evidemment, Sue n’est pas une fille stéréotypée
Evidemment, elle sort du lot
Elle porte des talons Stiletto sur ses très longues jambes
Une perle noire au cou, elle est vraiment belle,
Sue adore lire Burgess et William Blake

Et elle offre des livres à ses amoureux
Mais peuvent-ils seulement comprendre
Qu’elle met sa vie dans leurs mains
Peuvent-ils seulement comprendre

Vous reconnaitrez Sue au premier coup d’œil
Elle déambule au marché aux Puces pour trouver des livres en soldes
Elle ne vit que pour les échecs et pour les livres
Elle vient de trouver un Borges
Elle trouve aussi un Easton Ellis, merci Bret

Et elle offre des livres à ses amoureux
Peuvent-ils seulement comprendre
Qu’elle prend leur vie dans ses mains
Peuvent-ils seulement comprendre..
Et Sue met à genoux tous ses amoureux
ils ne pourront jamais comprendre
Qu’elle prend leur vie dans ses mains
Ils ne pourront jamais comprendre

Et chaque jour, les amoureux de Sue lui demandent :

Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« American Psycho », leur dit-elle, hé hé hé
Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« Dreamtigers», leur dit-elle, hé hé hé
Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« Orange mécanique», leur dit-elle, hé hé hé
Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« 1984», leur dit-elle, hé hé hé
Peu importe le livre leur dit-elle,
Peu importe le livre..

L’histoire de cette girl ! (traduction libre de THE STORY OF THAT GIRL)

Honey, écoute l’histoire de cette fille
Qui veut savoir ce que la vie lui réserve maintenant
L’histoire de cette fille, je crois bien que c’est la mienne
Mais ai-je appris du passé, ai-je couru trop vite
Suis-je celle que je prétends être
Confiante en l’empathie et en l’humanité
Honey, apprends-moi l’humilité
Pour que je fasse confiance à ceux qui disent m’aimer

la vie est une si longue boucle
Remplie de fusils et de roses, de fuck et de joies
Je ne peux oublier que je suis une vieille punkie doll
Et j’oublie tout sauf le rock’n roll
la vie est une si longue course
Faite de craintes, de doutes, d’aller-retours
Et je suis effrayée par tant de choses
Que je ne suis même pas sûre de la façon dont je dois vivre avec

Suis-je celle que je prétends être
Confiante en l’empathie et l’humanité
Honey, apprends-moi l’humilité
Pour que je fasse confiance à ceux qui disent m’aimer

Donne moi un ticket pour la prochaine course
un ticket gagnant pour que j’y trouve ma place
Pour que j’atteigne enfin cette chose que je cherche
Moi, une fille de rien mais qui se bat pour tout

Suis-je celle que je pense être
A essayer d’ élever mon esprit, ou juste à essayer d’être
Honey, laisse moi m’envoler là où tout brille
Là où l’amour ne meurt jamais

l’amour est une si longue boucle
Remplie de fuck, de fuite en avant, de larmes et d’apprentissage
Si je laisse sortir de ma gorge mes pensées profondes
tu m’entendras hurler au sommet de ma voix,
Ce sont d’abruptes pensées d’une vieille baby doll
Qui essaie de se prémunir d’une longue chute
Je sais au fond ce que je cherche
De l’amour pour tous, encore et encore

Honey, je voudrais me relier à l’humanité
Je voudrais apprendre l’humilité
pour que je puisse faire confiance à ceux qui disent m’aimer
Je voudrais apprendre la simplicité
pour que je puisse aimer les autres quand ils disent m’aimer
Honey, honey..

Les cordes de mon destin (traduction libre de THE STRINGS OF MY FATE)

Les cordes de mon destin
J’ai asséché mon corps jusqu’à l’os
En marchant dans le désert, nue et solitaire
J’ai vendu mon âme pour une dernière danse, pour une dernière chance
Pour un dernier clair de lune

Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, il est trop tard
Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, plus de place pour des regrets

Ces jours du passé me reviennent
Oui, tu m’avais marqué pour la vie
Et tu reviens comme l’amant prodigue – Juste pour l’amour
Un sourire oui, mais pas de baiser, je m’en sors tout juste
Désormais, il n’ya plus de larmes à mes yeux

Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, il est trop tard
Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, plus de place pour des regrets

Mais j’en suis malade de porter en moi tant de mots qui n’ont pu être dits
L’amour pourrait bien revenir, à tout moment
A tout moment

Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, il est trop tard
Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, plus de place pour des regrets

Tu dis que tu n’as jamais aimé avec autant de grâce
Et moi, que je n’ai jamais voulu perdre ta trace
Tu dis que tu veux seulement boire à mes lèvres
Et je regarde mon ombre glisser au lointain sur un navire fantôme

J’ai cru si bien faire (traduction libre de TRYING TO)

J’ai fait le tour de tout ce qui brillait
Sans être d’or
Et j’ai laissé mon âme se perdre
Dans les plis du sort

j’ai cru si bien faire
J’ai cru si bien faire

Je sens qu’ici et là,
Je ne suis plus tout à fait la même
Combien de temps encore
Vais-je jouer avec ce feu

Qui me brûle tout au fond
Qui brûle tout sur mon passage

So much confusion

Ce n’est pas vraiment de ta faute
Mais je confesse un gros manque d’amour
J’en ai marre des nuages qui s’amoncellent
Et que mes espoirs battent la poussière

A vouloir faire de mon mieux
A vouloir faire de mon mieux

Je dois pouvoir recoller les lambeaux de ma vie
et comprendre pourquoi et depuis si longtemps,
je me bats pour l’amour

Alors j’essaie, et j’essaie encore
J’essaie du plus profond de moi

So much confusion

Conte Psy Personnel

Comportement toxique et Lâcher prise

A l’âge de 7 ans il s’était installé dans des baskets qu’il adorait. Une partie de son adoration venait du fait qu’exceptionnellement, père et mère étaient venus avec lui pour en faire l’achat. Ce jour-là, ses parents avaient parlé sans élever le ton, devant lui et avec lui, et pour la première fois, il n’avait pas senti leur indifférence et leur hostilité habituelle à son égard. Du coup, ces « ses » baskets étaient devenus l’objet d’un culte fétiche, et il avait décidé de ne plus les quitter.
Bien sûr, il avait fallu trouver des stratagèmes. Ses pieds grandissaient et lui faisaient de plus en plus mal. Il avait commencé par faire un trou au bout pour laisser dépasser le gros orteil, mais il avait honte de sortir avec des trous, alors il avait cousu sur le dessus une espèce de bout de tissu multicolore pour pas qu’on voie le trou. Mais le tissu s’effilochait, alors il avait acheté des mètres de tissu pour en avoir toujours sur lui, pour pouvoir recoudre et recoudre. Au début, il laissait le tissu chez lui, mais il avait peur de manquer, alors il avait fini par en emporter dans sa poche partout, plus les ciseaux, + le fil + les aiguilles, ensuite vint le dé à coudre dans la poche, car il se faisait mal au doigt en piquant, alors il rajouta du mercurochrome et des pansements, puis il lui fallut une poubelle pour jeter les tissus, les pansements. Imaginez le tout dans sa poche. Il vint un jour où les grosseurs sous son pull étaient trop visibles. Il ne pouvait plus les cacher. Alors, il lui fallut se fabriquer des histoires pour expliquer pourquoi il était si gros sous son pull. Car il avait le sentiment qu’il était vital pour lui de garder tout cela pour pouvoir garder ses baskets aux pieds.
Un jour, il commença à regarder de plus près ce qu’il y avait dans ses baskets. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir un pied, puis l’autre. Son pied, ses pieds. Alors il se posa la question (avec beaucoup de mal néanmoins) : Pourquoi continuer à mettre des tissus par-dessus et des pansements par dessous, alors que peut-être je peux laisser mes pieds à l’air libre.
Ses pieds à l’air libre, ce fut une expérience horrible, car tout le monde pouvait voir ses chairs meurtries, on le traita même de fou, Il remballa plusieurs fois ses pieds dans ses baskets, mais …
Il savait au fond de lui, inexorablement, qu’il devait sortir la poubelle de sa poche aussi et jeter dedans tout ce qui ne servait plus à ses pieds.
Une voix au fond de lui venait de lui dire qu’il fallait qu’il avance, même s’il ne savait pas quelle route prendre. Alors, il fit juste confiance à cette petite voix.
Il découvrit la terre noire et visqueuse sur laquelle il lui fallut poser ses pieds. Il la trouvait chaude et dégoûtante. Il découvrit l’eau des petits ruisseaux de campagne, il la trouvait trop froide et il avait peur de toutes ces choses qui dévalaient dans l’eau. Il découvrit l’asphalte goudronné, il la trouvait très sale et collante dès qu’il faisait chaud. Il découvrit l’herbe des prés, mais il avait peur d’y voir des vipères et des herbes qui pouvaient le couper !
Et pourtant, au fil des jours, ses pieds le faisaient moins souffrir, il commençait à pouvoir délier ses orteils et les regardait avec une curiosité grandissante.

Sont-ce bien mes pieds qui malgré tous les dangers auxquels je les confronte tous les jours, sont en train de respirer d’aise ?

Il constata jour après jour que ses pieds avaient grandi et que les souliers de 7 ans n’avaient été qu’un passage qu’il avait voulu retenir de force. Il comprenait aussi que tant que ses pieds grandiraient, il lui faudrait quitter basket après basket, malgré l’attachement qu’il continuerait à porter aux souliers (sacré fétichisme ! çà ne lâche pas si facilement).

Il comprit aussi que son pied un jour serait à sa taille définitive et qu’alors il pourrait essayer des souliers autant qu’il le voudrait jusqu’à choisir la paire qui lui irait le mieux et à lui de l’entretenir ensuite.
Il comprit enfin qu’il ne fallait surtout pas non plus prendre tout de suite des souliers trop grands, car il n’était pas plus capable de faire grandir ses pieds que de les garder à la taille de 7 ans.
Ìl comprit que pendant le temps où son pied grandirait, il pourrait se poser sur des terrains de toute sorte, de manière à tout connaître pour le jour où il pourrait enfin remettre des souliers.
Et il comprit enfin que ces souliers-là, il serait capable de les enlever dès qu’ils lui feraient un peu mal, histoire de laisser respirer ses pieds, avant d’en retrouver le confort et la chaleur.

Et il admit que peut-être, il avait cherché en vain l’amour de ses parents, et il admit que sans doute ce n’était pas sa faute s’il n’avait pas été aimé, et il admit que certainement il était quelqu’un de bien, et il admit aussi que la route était longue pour s’en persuader, et il admit enfin que le regard de l’autre comptait moins que sa propre estime de lui, alors il admit qu’il était un homme plein de questionnements et qu’il était bon de vivre pour expérimenter la vie.

Et elle admit que cette histoire lui ressemblait fort…

Catherine WATINE – juin 2005

MES LONGS COURRIERS

Comme certains le savent, j’ai tout un passé de voyages avec mon premier métier, celui de rédactrice dûment appointée de guides touristiques, qui m’ a assez rapidement conduit vers mon deuxième métier: accompagnatrice de voyages et chargée du développement d’une agence incentive (organisation de voyages pour sociétés, dans le cadre de stimulation d’équipes de vente, ou de séminaires, de conventions, etc…).
Ce n’était pas des métiers de bouche, mais des métiers alimentaires tout de même ! En attendant de pouvoir me consacrer à la musique pleinement.

Il y a 2 décennies, j’étais encore et toujours par monts et par vaux, organisant des voyages pour des sociétés ou les accompagnant ! A cette époque bénie, je n’avais peur de rien et même pour tout dire, j’étais quelques fois un peu “borderline” ou en tous les cas “aventureuse et prête à toutes les expériences (je ne regrette rien, bien au contraire !!).

Lors d’un voyage dans les îles Caraïbes, nous avions fait une escale en HaÏti et à Saint Domingue (la même île pour ceux qui sont un peu fâchés avec la géographie !).

Sur la photo à gauche, la Madone derrière moi est une peinture sur bois rapportée d’HAÏTI. Après un passage au marché de Port au Prince, où l’étalage de peintures naÏves côtoyaient allègrement les bassines en plastique de couleur et les épices locales, j’avais éprouvé le besoin d’aller dans une galerie de peinture pour avoir une autre perception de la peinture locale, plus professionnelle.
Je me souviens comme d’hier que j’étais tombée en arrêt devant cette toile, qui était en fait une peinture sur bois. J’ai bien dû rester 2 heures plantée devant, essayant ensuite de négocier son prix de vente tout en évaluant mes chances d’en devenir l’heureuse propriétaire.

Photo prise lors d’un périple au Kenya en petit avion pour repérer des lodges non touristiques. Avec la chaleur et le fait que l’on volait à faible altitude, on était secoués pire que dans une tempête...

Il m’avait fallu ensuite aller dans la banque la plus proche pour pouvoir sortir un paiement en espèces avec ma carte bleue… D’autres se seraient découragés ! Mais je suis tenace !!!! Et donc.. je suis repartie de la Galerie avec la Madone, en me demandant bien évidemment comment j’allais la ramener chez moi, puisque je ne pouvais pas rouler la toile et que vu son format, je ne pouvais pas l’embarquer à bord de mon avion retour…

A Watine, rien n’est impossible, il faut le savoir… (bon, cela reste à vérifier, mais pour l’instant, je ne m’en sors pas trop mal !). Je l’ai confiée à un commissaire de bord d’un paquebot français qui devait faire mer retour sur Marseille après sa campagne de croisières. Il fallait ensuite qu’elle m’arrive à PARIS. Qu’à cela ne tienne, quand j’ai su que le “paquet” était arrivé au port de Marseille, J’ai contacté un ami/client de l’agence où je travaillais, propriétaire d’ une flotte de camions dans le Sud de la France. Il m’a fait profiter d’un groupage 1 mois après.
Total : entre le coup de coeur dans la galerie et l’accrochage chez moi : 5 mois.. Mais cela valait le coup !

La Madone trône maintenant dans ma chambre, c’est dire comme elle m’est devenue familière et indispensable. Je l’ai chargée de plein de significations et j’imagine même qu’elle me protège ! Ne le répétez pas, je pourrais finir sur un divan…

Dans la série des billets d’humeur

La SACEM !! On ne change pas une équipe qui … gagne sur tous les fronts !

Reçu cette semaine, un joli papier qui ressemble à une injonction de payer façon quittance. Devinez quoi !

Petite historique d’abord, je vous encourage à aller lire mon post précédent, où je parlais de la lenteur abyssale de la SACEM pour s’acquitter des redevances aux artistes (on parle quand même d’un an et des brouettes, en l’occurrence 16 mois à ce jour, et toujours pas réglée..)

Et bien à l’inverse, je viens de recevoir un ordre de payer, augmenté de pénalités de 10% pour non-respect des délais, pour la déclaration des œuvres que nous avons jouées le 26 novembre 2010 au théâtre de la Reine Blanche.

Petite explication s’impose : quand on est co-producteur d’un concert, ce qui était le cas, on doit (on n’a pas le choix) envoyer à la SACEM avant le concert la liste des titres que l’on va interpréter sur scène.
Après le Concert, il faut leur envoyer un tableau des recettes/ dépenses dans les 10 jours. Déjà une paperasse administrative de récupération de factures, de courrier…. Bref tout ce que l’artiste déteste mais que son alter ego le producteur doit assumer (oui, c’est bien de dichotomie dangereuse dont je parle, quand on a monté son petit label d’auto-production où l’on est son propre artiste) !

Continuons ! Sous couvert de devoir rétribuer les artistes à hauteur de leurs parts déclarées, la SACEM vous envoie ensuite une facture que vous devez régler dans les 10 jours. ..
Délai déjà un peu irréaliste surtout quand il y a entre temps les vacances de Noël, la trêve des confiseurs, et les incidents climatiques où l’on ne peut pas mettre le nez dehors !!! Broutille…

La SACEM calcule ensuite son dû.. Appelons cela une prise de bénéfice sous forme d’un pourcentage !!! et l’artiste doit en toute normalité et bienséance retrouver sur sa redevance SACEM une partie de ce que le producteur a payé.
Sauf que là, je suis à la fois le producteur et l’artiste… Et que donc, je VOIS TOUT.. Ou plutôt je ne VOIS RIEN .. VENIR ! Et que sur le concert de septembre 2009, je n’ai toujours pas reçu ma redevance artiste.

J’aurais pourtant bien voulu, comme je le fais régulièrement, faire le mécène et ré-injecter un peu de mes “pépettes” personnelles/redevances artiste, sur mon compte courant Producteur (label CATGANG) pour avoir un peu de trésorerie. On va dire que cela m’aurait permis de faire les vases communicants avec la SACEM.
Ben non !!!

Au fait, j’ai reçu cette injonction avec les pénalités, alors que mon chéque était parti il y a plus de 48 heures… Car La SACEM, c’est aussi un grand bordel ! Trop de monde, et la distribution du courrier.. Je sais pas….
Bon ! J’arrête le vinaigre.. Et je vais aller me beurrer une petite biscotte sans gluten pendant que je vais réfléchir au montant des pénalités de retard que je pourrais leur infliger pour la redevance “fantôme” de septembre 2009, !!!!

S A C E M Société des Auteurs Compositeurs de Musique… Il faut quand même le rappeler !

FAITS d’HIVER, RECTO VERSO d’un CONCERT (2/2)

Le recto maintenant ! Le versant artistique (nous parlons toujours du concert du 26 novembre)

COLONNE 2

Sept titres du nouvel album qui sortira en mars prochain ont été ajoutés à notre live ! Cela devient dur de choisir une tracklist au milieu de plus de 30 titres que nous aimons jouer…

Le Quintette du Conservatoire d’Ivry s/Seine vient nous rejoindre pour reprendre le titre CHARABIA et PROFANUM PRAELUDES. Pourquoi inviter un conservatoire ?

Cela part toujours d’un moment précis. Je discutais avec mon amie Elodie Despres qui tient le lieu charmant qui s’appelle le 1 BIS à Ivry s/Seine (elle y organise de temps en temps des concerts – ancienne tannerie de peaux de lapin…) Je lui disais que j’aimerais trouver une passerelle entre la musique classique qui a bercé mon enfance et les musiques actuelles dont je me revendique. Ni une ni deux, elle me parle de Jean-Michel Berrette, directeur du conservatoire d’Ivry (par ailleurs, membre éminent du quatuor Parisi). Je le contacte, on se parle et il accepte de mettre 2 de mes titres à son programme de rentrée 2010, sous réserve qu’on lui écrive les arrangements correspondant à sa classe de cordes 2e cycle.
Qu’à cela ne tienne, j’appelle Ombeline Chardes, par ailleurs artiste co-compositeur des « Fragments de la Nuit ». Nous nous sommes connues lors de mon tout premier concert piano/voix dans le tout petit Théâtre de la Loge, avant qu’il ne déménage. A l’époque, Ombeline est venue me voir après le concert, on a beaucoup parlé, il a même été question qu’elle rejoigne la team « Watine » sur scène (violon et basse), on ne s’est jamais perdues de vue.. et voilà une belle aventure avec elle !
Et je précise que le quintette se compose de 5 musiciennes, violon 1 et 2, violon alto, violoncelle et contrebasse, emmenées par leur professeur Caroline Simonnot.

Avant l’apparition du quintette sur scène, j’invite Christelle Berthon.
A presque 30 ans, elle tombe amoureuse de l’harmonica diatonique, après avoir appris la flûte à bec et le hautbois dans son enfance. Sa technique parfaitement maîtrisée des overblows lui permet de jouer chromatique sur des diatoniques. En 2009, elle fait la rencontre de Mélody Gardot et joue avec elle sur scène, puis avec Louis Bertignac sur plusieurs scènes. Sa chaine Youtube a dépassé les 2 millions de lectures en moins de 2 ans, et elle remporte un titre de Vice-Championne d’harmonica en 2009 également.
Je l’ai connue sur facebook, j’avais une idée très précise d’un titre (Afraid) sur lequel elle pourrait intervenir et elle joue ensuite 2 titres, dont l’un sur lequel elle chante de sa voix si particulière !

Et puis, j’invite à nous rejoindre sur scène Maud Lübeck, dont je suis le parcours depuis ses tout débuts.
Fragile, diaphane, elle met en scène de douces et légères contines.. Avec Maud, nous avons participé à la belle aventure d’INDIE MOODS il y a 2 ans. Une belle compilation patronnée par les Inrocks, qui regroupe 20 artistes indé dont j’ai choisi personnellement chaque titre de la compilation que j’offre après les concerts, au stand de merchandising !

Et puis, il y aura aussi ce show vidéo réalisé et joué en live par mon ami Eric Debeir, brillant ingénieur vidéaste parmi des compétences mutliples.. et également l’homme de la production LONAH.
Nous avons réuni des sources très diverses, les siennes déjà, puis des films tournés avec ma petite caméra, des vidéos de fans qui ont accepté qu’on les triture, des photos de mon ami Jeff qui chaque année se plante face à l’océan atlantique pour saisir la beauté du ciel et de la mer.

watine – vvvv construction for live show 3 from Lonah on Vimeo.

Et puis et puis, il faut aussi que je parle des musiciens du groupe de scène WATINE. Je ne cesse de mesurer la chance d’être accompagnée par eux !
Par ordre alphabétique:
Arnaud Delannoy dit l’Arnie : il joue plus de 30 instruments, et pour nous, clavier, violoncelle, trompette, trombone, basse, guitare électrique, glockenspiel, drums.
Il a également son propre duo : Les têtes de Linotte (scènes de plein air dans les festivals)
Mathias FEDOU dit Mathie : il joue de beaucoup d’instruments aussi, presque un challenge avec Arnaud. Pour nous, il joue clavier, guitare acoustique, guitare électrique, basse, glockenspiel, mélodica et drums. Il a également son propre groupe : Lolito (Girls power)
Gonzague OCTAVILLE dit Gonzie : il joue pour nous les drums, guitare électrique et basse. Son groupe de scène s’appelle Isidore GYR
et il est également artiste peintre www.lentreprise.net/octavill.htm

Et à la console, Hervé Michard, dit Léon Garage… un amour d’ingénieur !

Bien à vous, cher tous !