ATALAYE : Les textes des chansons !

atalaye-cover-cd

ATALAYE est le premier album de Watine en français, sublimation des mots, univers poétique et onirique où les références littéraires se bousculent et s’entrechoquent dans des textes d’une richesse infinie… à découvrir ici même pour tenter de saisir l’insaisissable…!

 

photo-cd2

Les Appalaches

Je m’endors dans les Appalaches, sous la pluie des Canadair
La course des mammouths envahit mon sang
Comme le dernier des Mohicans
Je m’endors dans les Appalaches sous le vol des goélands
Ce cri des oiseaux blancs dans les vents ascendants
Envahit tout mon temps
J’ai besoin de vivre en solitaire
Cà ne veut pas dire qu’entre nous c’est la guerre
C’est juste un bout du rêve qui nous échappe
Comme un morceau de nous deux que je détache

Je suis une femme qui court avec les loups
Et tous les coups, me sont permis, s’ils sont des coups de foudre

Prends ta mémoire si tu veux me voir
Moi, pendant ce temps-là j ‘envahirais d’autres couloirs
Je veux pouvoir offrir quelques fleurs du mal
Qui poussent dans mes désirs de femme – animal
Je m’endors dans les Appalaches
Sous le vent lourd de ma tempête
« Plonger au fond du gouffre, Enfer ou ciel qu’importe »
Au chant de Baudelaire, moi je m’ouvre la porte

Je suis une femme qui court avec les loups
Et tous les coups, me sont permis, dès lors qu’ils sont des coups de foudre
C’est juste un bout du rêve que plus rien ne me cache
Plus rien de mes désirs que je ne sache

Au pied des Appalaches, c’est là que je me tiens
La course des mammouths a commencé sa charge
« Sois sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille »
au chant de Baudelaire, moi je prends la quille..

sur-la-dune

Sur la Dune

Sur la dune, je n’en ai pas l’air
Je suis venue pour voir si je verrais plus clair
Et si d’aventure je saurais quoi faire
Sur la dune, je n’en ai pas l’air
Un soleil glacé brise la mer
Comme autant de couteaux sous les fils
De mon pull-over

La mer a des reflets d’argent
La mer a des reflets changeants

Au loin, les ancres marines
Rouillent fidèles au pied de leurs corps-morts
Elles savent que les marins ne s’attachent à rien
Les chardons en fleurs pointent leurs bleus
Aussi bleu que le souvenir d’elle dans tes yeux
IL n’y a pas de fumée dans vos jeux

La mer a des reflets d’argent
La mer a des reflets changeants

Sur la dune, je n’en ai pas l’air
Je suis venue pour tous les soleils incendiaires
Comme autant de lumières qui m’éclairent
Sous mon pull-over
Et je viens clouer mes repères
A la porte d’une cabane en verre
Histoire d’y voir le monde à travers
Je ne connais rien d’aussi téméraire

La mer a des reflets d’argent x 2
La mer a des reflets changeants

Anim sur la dune 2

A l’ombre des saules

Devant ce lac immobile, je n’ai aucun mobile
Pour sombrer comme je sombre à l’ombre des saules
Les diamants se portent mal sans les rivières
Et les petits ruisseaux dévalent sous mes paupières
J’étais faite pour toi comme les yeux pour pleurer
Comme une question qui brûle de n’être jamais posée

Fin d’une histoire et je retarde
Le début d’une autre
Combien de fois faudra-t-il encore que je me vautre
Quel est le parcours Que je peux faire sans faute

Peu importe lequel de nous a fourbi les armes
nous étions parfaits dans cette histoire de larmes

Fin d’une histoire et je retarde
Le début d’une autre
Combien de fois faudra-t-il encore que je me vautre
Quel est le parcours Que je peux faire sans faute

Sauf qu’un seul être me manque
Et tout se tait sans toi

Devant ce lac immobile, je n’ai aucun mobile
Pour sombrer comme je sombre à l’ombre des saules

la-raison-qui-me-pousse

La raison qui me pousse

Pour te dire la raison qui me pousse
A te dire toutes ces choses qui me touchent
Je vois le bonheur à nos trousses
Il faut entrer dans sa course

Et même si nos espoirs ne sont plus au long cours
Parce-que nos rêves ont souvent tourné court
Je reconnais les serrements du cœur
Je les reconnaîtrais par cœur

Quand c’est décembre sur les champs de neige
Et quand les oiseaux tremblent en froissant leurs ailes
Que font nos cendres sous le ciel de Flandre
Et que fait notre amour sous les cierges

Et même si nos serments ne sont plus à la fête
Pas plus que les avions qui volent dans nos têtes
Moi je reconnais les serrements du cœur
Je les reconnaîtrais par cœur

livret

Badaboum et Tralalère

Quand je ne partirai plus en guerre
Contre des moulins à vent
Et quand j’aurai appris à me taire
Face à leurs actes déments
Quand je serais ce vieil enfant

Quand je ne pourrais plus refaire le monde
Le monde que l’on fait en rêvant
J’aurais fini ma guerre
Contre ce putain de temps
Ce mécréant sans une ride
Qui jamais jamais ne comble le vide
Cet assassin après qui je cours
Ce putain de temps aveugle et sourd

Quand je ne grimperai plus dans les nids d’aigle
Quand je ne mettrai plus mon nez au vent
Je signerais des tas de lettres pour protéger vos enfants
Qui voudraient partir en guerre
Contre mes vieux moulins à vent
Badaboum et tralalère
J’aurais posé mon cul quelque part sur la terre

Bonjour fantômes de ma jeunesse,
C’est drôle, vous me faites du tremblement
Quand je vous vois à la recherche
De l’utopie, de meilleurs gens,
Moi aussi j’ai voulu de l’ivresse
De l’harmonie du sentiment
Mais je n’ai vu que la faiblesse
Des gens qui se mettent en avant

Badaboum et tralalère
Vous me trouverez le cul par terre
Au milieu des lettres que je ne vous ai jamais données
Mais qui vous diront combien j’ai marché,
combien j’ai chuté, combien j’ai aimé

photo-cd1

Elle ne sait pas

Elle ne sait pas comment faire
Pour dire au monde qu’il arrête
De faire la guerre,
Elle ne sait pas comment dire
Qu’il ne faut plus jamais détruire
Les cœurs des femmes
Les sœurs Anne
Ne vois tu rien venir
Sous tes larmes
Nos ultimes larmes
Pour combattre vos armes

Elle a mille ans de sagesse
Elle en a tant vu qui prêchent dans le désert
Pour des idées que les hommes ont oubliées
Au travers de tous les travers De la guerre
Elle a mille ans de sagesse
Elle en a tant vu qui prêchent dans le désert
Pour un idéal qui survit tant bien que mal

Elle ne sait pas comment dire
A ceux qui n’arrêtent pas de dire du mal de tout
Ceux qui savent crier au loup
Aucun royaume ne vaut une guerre
Au contraire
Notre temps sur terre n’est pas fait pour se combattre
Au contraire

Et pour tous ceux que l’on chasse
D’un lopin de terre au profit
Du grand profit de la guerre
Même si je ne sais pas comment faire
pour que l’on vous sorte de l’ornière
Je vous aime, je vous aime
Quand bien même

atalaye_nb_def

Ma Déchirure

Comme une silhouette sur fond brûlant
La caravane se pavane
En mirage inquiétant
Sous les masques des nuages
Qui s’agitent en grimaçant
Des fennecs hurlent comme des déments

Et moi je divague au pays du vent
Je divague à l’horizon sanguinolent
Brûlure de mon âme
Qui se souvient d’une flamme

C’est ma déchirure

Comme une sentinelle qui part à la dérive
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rives,
Mais l’homme est un dieu Qui se souvient des cieux
Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages
Dans la nuit éternelle, emportés sans retour
Ne pourrais-je jamais sur l’océan des âges
Un seul jour

Jeter l’ancre Pour un seul jour
Jeter l’ancre au nom de l’amour
Rhinocéros à la corne mortelle
Mon coeur qui se fêle
Brûlure de mon âme
Qui se souvient d’une flamme

C’est ma déchirure

Mon âme est semblable à l’ oiseau de passage
Qui jamais ne niche sur le rivage

C’est ma déchirure
Ma déchirure

vinyl-lyrics vinyle

TRADUCTIONS D’AUTEUR

J’ai retenu de plusieurs réflexions à la fin des concerts que certains d’entre vous regrettaient de ne pas comprendre mes paroles, alors je m’étais jurée de tenter une traduction d’auteur mais comme je les pense en anglais, traduire mes chansons en français est un exercice paradoxalement difficile…

Que ceux qui souhaiteraient en faire une meilleure version n’hésitent pas à me les proposer. Je les posterais ici même !

En fait, je pense régulièrement a éditer des feuillets que je remettrais avant chaque concert, comme à l’église lorsque les fidèles entonnent les Ave Maria et les Kyrie Eleison (seigneur prends pitié.. Prends pitié de moi là à cet instant, car mes traductions ne sont pas terribles !) mais à la fois par manque de temps, et par une espèce de pudeur aussi j’ai toujours reculé devant la tâche, car ce n’est pas tout de traduire, il faut ensuite imprimer et distribuer…
Mais bon, comme certaines traductions sont déjà là.. Ce blog va en être le récipiendaire !!

Toutes les paroles des chansons de l’album en version originale sont consultables ici (en balayant les titres sous la section Share)

Des livres et des amoureux (traduction libre de BOOKS & LOVERS )

Vous reconnaîtrez Sue , avec sa robe bleue
Ses bas à résille sur d’interminables jambes
Et ses cheveux roux qui flottent au vent,
Sue joue aux échecs.
Elle a une peau de satin, une queue de cheval
Et le sourire aux lèvres,
Sue est une dévoreuse de livres et la lecture est sa détente
Elle lit Powers (la longue quête des 2 frères),
Elle lit aussi George Orwell

« 1984 », dit-elle, hé hé hé
Et vous connaitrez tous de mes secrets
« The time of our singing » dit-elle, hé hé hé
Et vous connaitrez tous de mes secrets

Evidemment, Sue n’est pas une fille stéréotypée
Evidemment, elle sort du lot
Elle porte des talons Stiletto sur ses très longues jambes
Une perle noire au cou, elle est vraiment belle,
Sue adore lire Burgess et William Blake

Et elle offre des livres à ses amoureux
Mais peuvent-ils seulement comprendre
Qu’elle met sa vie dans leurs mains
Peuvent-ils seulement comprendre

Vous reconnaitrez Sue au premier coup d’œil
Elle déambule au marché aux Puces pour trouver des livres en soldes
Elle ne vit que pour les échecs et pour les livres
Elle vient de trouver un Borges
Elle trouve aussi un Easton Ellis, merci Bret

Et elle offre des livres à ses amoureux
Peuvent-ils seulement comprendre
Qu’elle prend leur vie dans ses mains
Peuvent-ils seulement comprendre..
Et Sue met à genoux tous ses amoureux
ils ne pourront jamais comprendre
Qu’elle prend leur vie dans ses mains
Ils ne pourront jamais comprendre

Et chaque jour, les amoureux de Sue lui demandent :

Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« American Psycho », leur dit-elle, hé hé hé
Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« Dreamtigers», leur dit-elle, hé hé hé
Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« Orange mécanique», leur dit-elle, hé hé hé
Que faut-il que j’achète aujourd’hui ?
« 1984», leur dit-elle, hé hé hé
Peu importe le livre leur dit-elle,
Peu importe le livre..

L’histoire de cette girl ! (traduction libre de THE STORY OF THAT GIRL)

Honey, écoute l’histoire de cette fille
Qui veut savoir ce que la vie lui réserve maintenant
L’histoire de cette fille, je crois bien que c’est la mienne
Mais ai-je appris du passé, ai-je couru trop vite
Suis-je celle que je prétends être
Confiante en l’empathie et en l’humanité
Honey, apprends-moi l’humilité
Pour que je fasse confiance à ceux qui disent m’aimer

la vie est une si longue boucle
Remplie de fusils et de roses, de fuck et de joies
Je ne peux oublier que je suis une vieille punkie doll
Et j’oublie tout sauf le rock’n roll
la vie est une si longue course
Faite de craintes, de doutes, d’aller-retours
Et je suis effrayée par tant de choses
Que je ne suis même pas sûre de la façon dont je dois vivre avec

Suis-je celle que je prétends être
Confiante en l’empathie et l’humanité
Honey, apprends-moi l’humilité
Pour que je fasse confiance à ceux qui disent m’aimer

Donne moi un ticket pour la prochaine course
un ticket gagnant pour que j’y trouve ma place
Pour que j’atteigne enfin cette chose que je cherche
Moi, une fille de rien mais qui se bat pour tout

Suis-je celle que je pense être
A essayer d’ élever mon esprit, ou juste à essayer d’être
Honey, laisse moi m’envoler là où tout brille
Là où l’amour ne meurt jamais

l’amour est une si longue boucle
Remplie de fuck, de fuite en avant, de larmes et d’apprentissage
Si je laisse sortir de ma gorge mes pensées profondes
tu m’entendras hurler au sommet de ma voix,
Ce sont d’abruptes pensées d’une vieille baby doll
Qui essaie de se prémunir d’une longue chute
Je sais au fond ce que je cherche
De l’amour pour tous, encore et encore

Honey, je voudrais me relier à l’humanité
Je voudrais apprendre l’humilité
pour que je puisse faire confiance à ceux qui disent m’aimer
Je voudrais apprendre la simplicité
pour que je puisse aimer les autres quand ils disent m’aimer
Honey, honey..

Les cordes de mon destin (traduction libre de THE STRINGS OF MY FATE)

Les cordes de mon destin
J’ai asséché mon corps jusqu’à l’os
En marchant dans le désert, nue et solitaire
J’ai vendu mon âme pour une dernière danse, pour une dernière chance
Pour un dernier clair de lune

Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, il est trop tard
Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, plus de place pour des regrets

Ces jours du passé me reviennent
Oui, tu m’avais marqué pour la vie
Et tu reviens comme l’amant prodigue – Juste pour l’amour
Un sourire oui, mais pas de baiser, je m’en sors tout juste
Désormais, il n’ya plus de larmes à mes yeux

Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, il est trop tard
Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, plus de place pour des regrets

Mais j’en suis malade de porter en moi tant de mots qui n’ont pu être dits
L’amour pourrait bien revenir, à tout moment
A tout moment

Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, il est trop tard
Tu dis que tu veux tirer les cordes de mon destin
Je suis désolée, plus de place pour des regrets

Tu dis que tu n’as jamais aimé avec autant de grâce
Et moi, que je n’ai jamais voulu perdre ta trace
Tu dis que tu veux seulement boire à mes lèvres
Et je regarde mon ombre glisser au lointain sur un navire fantôme

J’ai cru si bien faire (traduction libre de TRYING TO)

J’ai fait le tour de tout ce qui brillait
Sans être d’or
Et j’ai laissé mon âme se perdre
Dans les plis du sort

j’ai cru si bien faire
J’ai cru si bien faire

Je sens qu’ici et là,
Je ne suis plus tout à fait la même
Combien de temps encore
Vais-je jouer avec ce feu

Qui me brûle tout au fond
Qui brûle tout sur mon passage

So much confusion

Ce n’est pas vraiment de ta faute
Mais je confesse un gros manque d’amour
J’en ai marre des nuages qui s’amoncellent
Et que mes espoirs battent la poussière

A vouloir faire de mon mieux
A vouloir faire de mon mieux

Je dois pouvoir recoller les lambeaux de ma vie
et comprendre pourquoi et depuis si longtemps,
je me bats pour l’amour

Alors j’essaie, et j’essaie encore
J’essaie du plus profond de moi

So much confusion