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Pour la réalisation de ce second clip, Carolina Lysiak (VEL) avait souhaité que je lui raconte l’histoire qui m’avait inspiré ce titre. Quand je commence une composition, j’ai besoin de lui affecter tout de suite un nom de code. Ce fut pour ce titre-là « Immaterial girl ». J’avais imaginé une tour de contrôle avec l’approche imminente d’une grosse astéroïde qui risquait d’ensevelir notre Terre, grosse inquiétude de tous derrière leurs écrans, des éclats de voix, un rythme qui s’ accélère, une forme de folie représentée par le motif piano très psychédélique. Les cœurs cognent fort, les rythmiques prennent le dessus… Et pendant ce temps-là, au fond de la salle, une femme en train de faire l’amour, portée par la tension générale, mais en même temps totalement étrangère à l’arrivée d’une catastrophe possible. Vient le moment ultime de l’acte, elle se rend, c’est l’apaisement total, le même apaisement envahit la salle de contrôle, le danger est écarté. Après un silence bienvenu,  peuvent alors éclater les émotions, les belles cordes célestes qui naissent et se répandent en mineur et en majeur.

Carolina  s’était emparée de cette histoire, sans la prendre pour autant au pied de la lettre.  IL y avait quelque chose de très alchimique qui lui rappela la citation  d’ « Hermès Trismégite » * (Hermès trois fois grand dans sa traduction littérale du grec).

« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut »

Ce fut le déclic de son scénario. Et pour l’aspect visuel, elle a laissé son instinct parler…

Encore une belle collaboration !

Elle reviendra avec un nouveau clip en mai prochain.
Revenez-nous voir ici !
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Quelques mots publiés ici et là autour de la chanson :

« une ritournelle obsédante jouée au piano et soutenue par des arrangements rageurs » (clin d’oeil à Ako Esties  Jack chLine chronique POPnews)
l’ambiant rock servi par une une mise en scène « spatio-apocalypto-crypto-cosmique » (clin d’oeil à Damien Plasticfolkinventions Somville – ingé son de l’album)
ce titre en 2 parties musicales, qui traduit bien « la dualité presque schizophrène du noir et du blanc, du bien et du mal » (clin d’oeil à Jean-Pierre Simard, chronique L’Autre Quotidien)

 » l’un des titres-lumières du nouvel album de Catherine Watine. Comme un incessant retour qui avance pourtant, puissant. C’est comme si Watine portée par ces images glanées de noir et de blanc, faites de lentes percées et d’accélérations, nous invitait à la fin à reprendre le bras de la platine avec au bout le diamant, à le faire rejouer ad libitum, en marchant les yeux fermés sûrs de nous dans le sillage. Jouissif ! (clin d’oeil à Dave Le Monocle, Le Cabinet des Curiosités)

 

* la civilisation gréco-égyptienne, développée sous les Ptolémées, attribua une extrême importance à Hermès Trisgémite, qui fut regardé comme l’inventeur de toutes les sciences par les néoplatoniciens et les chétiens – magie, astrologie, chimie que l’on appelait d’ailleurs au Moyen Age, la science hermétique.